Bombe médiatique à Montréal: Pierre Lebrun annonce une transaction imminente

Bombe médiatique à Montréal: Pierre Lebrun annonce une transaction imminente

Par David Garel le 2026-02-26

Le signal vient de changer de couleur, et c'est une bombe: le Canadien de Montréal vient essentiellement d’ouvrir la porte du corridor pour Patrik Laine.

Selon Pierre LeBrun, le CH a donné la permission à l'agent de Patrik Laine de négocier avec toutes les équipes de la LNH en vue d'une transaction.

Quand une organisation donne le feu vert au clan d’un joueur pour discuter directement avec d’autres équipes afin de « faciliter » une transaction, ce n’est plus une rumeur qui tourne en rond, c’est une manœuvre de sortie.

Laine n’est plus un dossier qu’on gère au jour le jour en espérant que ça se replace; il devient un dossier qu’on veut régler, proprement, rapidement, et surtout avant que l’ambiance n’empire encore dans un vestiaire où tout le monde comprend déjà que la page est tournée.

Son agent, c’est bien Andy Scott, de la firme Octagon.

Ce détail-là compte, parce qu’Andy Scott n’est pas un agent qui improvise. S’il parle aux équipes, ce n’est pas pour faire de la poésie, c’est pour trouver un contexte où Laine peut redevenir utile et où, surtout, le Canadien peut enfin respirer. Montréal, depuis des semaines, vit avec le même malaise : Laine patine, Laine est « proche », Laine est « évalué au jour le jour », Laine pourrait « peut-être »… et pendant ce temps-là, Martin St-Louis continue d’avancer comme si le numéro 92 n’existait plus dans la hiérarchie.

Tu peux appeler ça de la prudence médicale, de la gestion interne, de la stratégie de transaction ou de la simple protection d’actif : l’effet est le même. Aux yeux du public, ça ressemble à une patate chaude qu’on garde au bout des doigts, en priant pour ne pas l’échapper.

Ce qui rend l’histoire encore plus inflammable, c’est la logique froide derrière tout ça : même quand Laine a encore des mains, même quand il peut encore aider un avantage numérique, il traîne maintenant une étiquette qui colle. À Montréal, il n’est plus présenté comme une solution, il est présenté comme une variable. Une ligne dans une équation.

Et dans ce contexte-là, le « feu vert au clan » prend un sens brutal : Kent Hughes ne veut plus être prisonnier du silence, des demi-réponses et de la gêne quotidienne. Il veut que le marché se place, que Laine choisisse un point de chute acceptable, et que le Canadien obtienne enfin une sortie qui ne ressemble pas à une humiliation publique.

Les Kings de Los Angeles, eux, ont flirté avec l’idée. On l’a compris : blessure majeure dans l’alignement, besoin criant de production, avantage numérique en panne, et une équipe qui cherche une étincelle immédiate.

Pendant un moment, Los Angeles avait tout ce qu’il fallait pour devenir le scénario « parfait » : tu prends Laine comme spécialiste, tu le mets dans une chaise claire, tu lui donnes des minutes ciblées, tu le protèges à cinq contre cinq, et tu vis avec le reste.

Sauf que, selon ce qui circule maintenant, les Kings auraient refroidi. Pas nécessairement parce que Laine ne sait plus jouer au hockey, mais parce que même un pari “court terme” a un prix : l’espace, l’équilibre, le risque de santé, et le casse-tête d’intégration.

Alors, si Los Angeles recule, qui avance?

La Caroline, évidemment, reste le réflexe naturel dans l’imaginaire collectif — et pas juste parce que le club a la réputation d’aimer les paris calculés. ç

Laine y a des attaches émotionnelles, des repères, des amis. C’est le genre d’environnement où un joueur peut se convaincre qu’il recommence à zéro sans porter le poids de Montréal sur les épaules.

Et surtout, c’est le genre d’équipe qui peut se dire : « on n’a pas besoin qu’il soit parfait; on a besoin qu’il mette la rondelle dedans quand ça compte ». Dans une structure déjà solide, Laine devient une pièce spécialisée, pas un projet de réhabilitation médiatique.

Mais la piste la plus délicieuse, elle qui ferait exploser les ondes à Montréal, c’est Lon g Island. Parce que les Islanders sont exactement le type d’organisation qui, historiquement, donne des secondes chances à des vétérans, qui cherche des solutions rapides, qui veut du concret tout de suite, et qui sait très bien qu’un avantage numérique, ça peut te sauver une saison… ou te la voler. Leur besoin n’est pas compliqué : un tireur, un vrai. Quelqu’un qui oblige l’adversaire à respecter une menace. Même si ce joueur-là est imparfait ailleurs.

Et là, l’histoire devient presque cinématographique : les Islanders sont en ville, le Canadien est pris avec un dossier brûlant, et tout le monde se demande si le joueur “persona non grata” pourrait littéralement changer de vestiaire en l’espace de 24 heures. C’est rare, mais ce n’est pas impossible.

Quand les discussions ont déjà eu lieu, quand le gel est terminé, quand un DG veut frapper vite et quand un agent a l’autorisation de parler, il y a des transactions qui se fabriquent dans un délai qui surprend tout le monde.

Reste la réalité qui ne disparaît jamais : le hockey, ce n’est pas seulement des mains. Laine, aujourd’hui, traîne aussi un débat de rythme, de santé, d’impact à cinq contre cinq et, à Montréal, cette perception est devenue un jugement.

On peut filmer un tir sur réception à l’entraînement, on peut montrer des mains soyeuses en avantage numérique, on peut prouver qu’il est capable de finir… mais si le moteur n’est pas au niveau, si le patin n’embarque pas, si l’enthousiasme ne suit pas, tu reviens toujours au même point : tu dois le protéger.

Et Martin St-Louis, lui, ne veut plus protéger personne. Il veut des joueurs capables de survivre dans la structure, d’avaler des minutes difficiles, de jouer la game “dans le dur”.

Laine, à Montréal, est devenu l’inverse de ce que St-Louis vend depuis deux ans : la culture, l’effort, la constance, l’identité. Et quand l’identité d’un entraîneur entre en collision avec le profil d’un joueur, c’est presque toujours le joueur qui perd.

C’est là que le feu vert au clan devient la phrase la plus lourde de toute la saga. Ça veut dire : « trouve-toi une chaise ailleurs ». Pas dans le sens cruel. Dans le sens lucide.

Parce qu’ici, la chaise n’existe plus. Elle a été retirée de la table, et tout le monde fait semblant de ne pas regarder l’espace vide.

La suite, maintenant, se joue sur deux tableaux : le tableau du marché et le tableau de l’orgueil. Le marché, parce que plusieurs équipes peuvent se dire qu’un spécialiste de l’avantage numérique, même imparfait, peut valoir un pari si le prix est raisonnable.

L’orgueil, parce que Laine, malgré tout ce qui se dit, ne peut pas accepter de finir cette histoire en figurant. Son agent non plus. Et le Canadien, surtout, ne peut plus accepter que cette histoire continue à parasiter chaque point de presse, chaque entraînement, chaque vidéo captée à Brossard où on analyse son langage corporel comme si c’était un bulletin de nouvelles.

Le feu vert a été donné. Les conversations existent. Les Kings ont peut-être reculé, la Caroline reste logique, les Islanders sont une surprise crédible, et ailleurs, il y aura toujours une équipe qui a un avantage numérique à réparer et un pari à tenter. La vraie question n’est plus de savoir si le Canadien veut s’en débarrasser : c’est de savoir qui, dans la LNH, croit encore qu’il peut transformer un dossier lourd… en arme utile, tout de suite.