Bombe légale chez le CH: Brendan Gallagher dans le trouble

Bombe légale chez le CH: Brendan Gallagher dans le trouble

Par David Garel le 2026-01-15

Brendan Gallagher serait racheté l'été prochain. La bombe juridique d’Éric Macramalla change tout

La question n’était plus « si », mais « quand ». Et voilà que le « quand » commence à s’écrire au présent.

Dans une intervention fracassante à TSN, l’avocat spécialisé en droit du sport Éric Macramalla a affirmé sans détour que Brendan Gallagher pourrait bel et bien être racheté par le Canadien de Montréal dès cet été. Et que sur le plan juridique, les astres sont alignés pour rendre ce scénario parfaitement viable.

« Il a de bonnes chances d’être racheté cet été. Le contrat, les chiffres, son rôle actuel, tout pointe dans cette direction. » affirme Éric Macramalla, consultant juridique pour TSN

Si ce n’était qu’un juriste qui spécule, on pourrait hausser les épaules. Mais Macramalla ne parle jamais à la légère. Et surtout, il met sur la table une option que Kent Hughes ne peut plus balayer d’un revers de la main.

Des chiffres impitoyables

Gallagher a beau avoir marqué à son dernier match, un but accueilli par une véritable ovation dans un Centre Bell plein de compassion, ses statistiques globales parlent plus fort que l’émotion.

3 buts seulement cette saison.

Une vitesse de croisière qui ne suit plus la LNH moderne.

Une contribution offensive presque inexistante à cinq contre cinq.

Un contrat de 6,5 millions de dollars par année valide jusqu’au 1er juillet 2027.

C’est brutal, mais réel. La marge d’erreur est inexistante pour une équipe qui aspire à gagner dès maintenant. Et Gallagher, avec toute sa bonne volonté, n’est plus capable de combler les attentes de son rôle… ni de son salaire.

Le spectre du rachat : chiffres à l’appui

Selon Macramalla, si le Canadien veut aller de l’avant avec cette option, le timing est idéal.

Voici l’impact d’un rachat sur la masse salariale :

2026-2027 : 3,83 M$, soit une économie de 2,67 M$.

2027-2028 : 1,33 M$, en pénalité de cap, puisque le contrat aurait pris fin.

Ce n’est pas gratuit. Mais dans un monde de plafond salarial compressé, sauver près de 3 M$ l’an prochain, c’est potentiellement signer un espoir, conserver un vétéran comme Danault, ou gagner un match de séries grâce à une meilleure profondeur.

Et dans ce contexte, Gallagher devient une patate chaude. Trop en santé pour être mis sur la liste des blessés à long terme. Trop lent pour produire. Trop respecté pour être écarté sans délicatesse.

Le malaise grandit dans l’organisation

Même Martin St-Louis, d’habitude si protecteur, a laissé filtrer un brin de lassitude récemment :

« J’aimerais pouvoir en donner davantage à ce trio-là… mais ce n’est pas toujours possible. »

Il parlait du quatrième trio. Celui de Gallagher. Celui qui est sur le respirateur artificiel.

Pendant ce temps, les retours se multiplient. Josh Anderson est revenu. Jake Evans est prêt. Kirby Dach patine. Michael Hage est disponible. Et bientôt, le CH devra trancher dans le gras.

Gallagher pourrait bien redevenir ce qu’il craint par-dessus tout : un spectateur. Puis un passager. Puis un racheté.

La dernière ligne droite… vers la sortie?

Le moment est cruel. Brendan Gallagher est respecté. Adoré. Aimé. Mais il est fini à la corde. Et même s’il donne tout ce qu’il a, son corps ne suit plus.

Ce que dit Macramalla, ce n’est pas qu’on doit racheter Gallagher.

Ce qu’il dit, c’est qu’on le peut. Et que si l’organisation veut reprendre le contrôle de son cap salarial, sans créer de fracture dans le vestiaire, le moment est maintenant.

Kent Hughes devra peser le tout avec doigté. Mais à l’intérieur du Centre Bell, le climat change. Même les partisans les plus fidèles commencent à flancher. Le cri du cœur cède la place à la logique froide.

Et Gallagher, dans tout ça, n’a plus la main sur son destin.

Le hockey moderne est cruel. Il ne laisse personne s’accrocher au passé.

Pas même les guerriers légendaires.