Il y a une information qui circule depuis hier dans les coulisses de la LNH, relayée par la Montreal Gazette, et elle est lourde de sens pour la suite des choses à Montréal.
Le Canadien de Montréal écouterait présentement des offres impliquant Arber Xhekaj… avec un objectif très précis en tête : obtenir un choix de première ronde.
Pas un jeune joueur.
Pas nécessairement un défenseur en retour.
Un first.
Et quand on prend deux secondes pour réfléchir, ça raconte énormément de choses sur la stratégie réelle de Kent Hughes.
Parce qu’il y a encore quelques jours, le discours dominant était tout autre. On parlait d’un Xhekaj utilisé comme pièce centrale dans un échange hockey pour hockey.
Certains l’envoyaient à Philadelphie dans un dossier impliquant Rasmus Ristolainen. D’autres le voyaient partir à Chicago pour Connor Murphy. Bref, Xhekaj comme monnaie d’échange pour un défenseur droitier vétéran capable d’aider immédiatement le top-4.
Mais là, on comprend autre chose.
Montréal ne cherche plus seulement à équilibrer sa brigade défensive.
Montréal pense plus grand.
Beaucoup plus grand.
À l’interne, on sait que le CH est actif sur des dossiers offensifs majeurs. Des noms circulent depuis des semaines, notamment Jordan Kyrou et Nazem Kadri.
Deux attaquants établis. Deux joueurs capables de transformer immédiatement un top-6. Deux profils qui coûtent cher en capital d’avenir.
Et c’est exactement là que Xhekaj devient une pièce stratégique.
Si Kent Hughes s’apprête à sacrifier un choix de première ronde pour aller chercher un attaquant de premier plan, il est logique qu’il cherche simultanément à en récupérer un autre.
Soit pour remplacer celui qu’il va perdre. Soit pour garder de la flexibilité dans un second mouvement. Soit simplement pour conserver une cartouche de plus dans un été qui s’annonce extrêmement actif.
Xhekaj n’est plus seulement vu comme un défenseur.
Il est devenu un actif.
Un intangible.
Un levier.
Et c’est là que ça devient fascinant... et frustrant pour ceux comme Georges Laraque qui pense que le CH a besoin de Xhekaj en séries:
Pourquoi n’utilise-t-on pas plus Xhekaj? pic.twitter.com/gtanGOljW9
— BPM Sports (@BPMSportsRadio) February 24, 2026
Hum... On parle quand même d’un joueur qui, certains soirs, joue cinq ou six minutes. D’un défenseur régulièrement cloué au banc. D’un gars dont l’entraîneur ne cache même plus la méfiance dans son utilisation. À Montréal, il est traité comme un sixième arrière interchangeable.
Mais ailleurs?
Ailleurs, il est perçu comme un profil rare.
Gros gabarit.
Méchant sur la rondelle.
Énergie brute... et brutale...
Présence intimidante.
Capable de changer le ton d’un match.
Des équipes en reconstruction, ou en transition, voient Xhekaj comme un projet identitaire. Un joueur autour duquel tu bâtis une culture physique. Un gars qui protège tes jeunes vedettes. Un défenseur que tu acceptes de développer avec ses défauts.
C’est exactement ce que Hughes est en train de vendre.
À Montréal, Xhekaj ne cadre plus dans la vision.
Mais ailleurs, il peut devenir une pièce fondatrice.
Et c’est pourquoi le Canadien vise haut.
Un choix de première ronde pour un joueur marginalisé dans sa propre formation.
Ça te dit tout sur la perception du marché.
Ça te dit aussi que Hughes ne veut pas simplement “se débarrasser” de Xhekaj. Il veut maximiser sa valeur pendant qu’elle est encore élevée. Il veut transformer un problème d’ajustement interne en capital stratégique externe.
C’est froid.
C’est calculé.
Mais c’est exactement comme ça que pensent les organisations aspirantes.
Le Canadien n’est plus en reconstruction.
Le Canadien est en mode accumulation ciblée.
Et dans ce contexte-là, Arber Xhekaj est devenu une monnaie.
Parce qu’il ne fit plus ici... et qu’il fit parfaitement ailleurs.
Ce dossier n’est plus une rumeur molle.
C'est un premier domino dans une séquence beaucoup plus large.
Et quand un DG commence à chercher des choix de première ronde pour un défenseur qu’il fait jouer cinq minutes par match, ça veut dire une chose :
le Canadien prépare quelque chose de gros.
Très gros.
