Boisson avancée: Macklin Celebrini en état d'ébriété

Boisson avancée: Macklin Celebrini en état d'ébriété

Par David Garel le 2026-04-20

Macklin Celebrini avait l'image du petit gars parfait. Plus maintenant.

Une fraction de seconde mal choisie, une caméra sortie au pire instant, et soudainement, un jeune joueur de 19 ans devient le centre d’un party arrosé... où la boisson est consommée de façon... abusive...

Mais il faut comprendre le contexte avant de juger.

Après sa saison digne d'un MVP, Celebrini n’est pas débarqué n’importe où, n’importe quand. Il était à Boston pendant le Boston Marathon, une journée qui dépasse largement la course elle-même.

Le troisième lundi d’avril, jour férié dans le Massachusetts, s’est transformé avec les années en un rituel social gigantesque.

Pour les étudiants, particulièrement ceux de Boston University, c’est une tradition officieuse : lever tôt, s’installer le long du parcours, enchaîner les rassemblements, et oui, consommer de l’alcool dès le matin.

Ce n’est pas caché, c’est assumé. La ville entière vit au rythme de cette énergie-là.

Dans cet environnement, voir un étudiant, ou un ancien étudiant de Boston University, faire la fête n’a rien d’exceptionnel.

Là où l’image devient virale, c’est dans ce qu’elle montre exactement : un kegstand. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un classique des partys universitaires nord-américains.

La personne est tenue à l’envers, souvent par deux autres, avec les jambes dans les airs, pendant qu’elle boit directement à partir d’un baril de bière.

C’est spectaculaire, bruyant, un peu ridicule, et surtout conçu pour impressionner le groupe autour. Ce n’est pas une consommation discrète, c’est une mise en scène.

Et c’est là que tout bascule. Parce que la vidéo ne montre pas un jeune homme qui socialise tranquillement. Elle le montre dans le moment le plus extrême, le plus caricatural, le plus facile à juger.

Pas le début de la soirée. Pas une discussion. Pas un rire. Non. Le sommet de l’excès, figé en quelques secondes.

Ajoute à ça un détail qui change complètement la perception : Celebrini a 19 ans. Au Canada, personne ne lève un sourcil.

Mais aux États-Unis, l’âge légal pour boire est de 21 ans. Techniquement, il n’a pas le droit d’être dans cette situation.

Et encore plus délicat : quelqu’un a non seulement filmé la scène, mais l’a diffusée en identifiant clairement qui il est.

Là, on ne parle plus seulement d’un party, on parle d’une exposition publique qui peut avoir des conséquences, ou à tout le moins alimenter les réseaux sociaux sans pitié pour sa vie privée.

Surtout que tous les joueurs des Sharks sont ensemble dans un voyage d'équipe... et la superstar est sur le trottoir tellement il est dans un état de boisson avancé.

Les réactions étaient prévisibles. D’un côté, une vague de commentaires qui défendent le droit d’un jeune de vivre sa jeunesse. Des gens qui rappellent que ce genre de scène existe depuis toujours, simplement qu’avant, il n’y avait pas de téléphone pour l’immortaliser.

De l’autre, un malaise face à l’image : pas nécessairement parce qu’il fait la fête, mais parce que tout est condensé dans la pire version possible de cette fête.

Il y a aussi un élément presque injuste dans tout ça. Celebrini connaît Boston. Il a fréquenté Boston University, il a vécu dans cet environnement, il sait très bien ce que représente Marathon Monday.

Il n’est pas un étranger parachuté dans un chaos qu’il ne comprend pas. Il fait simplement ce que des milliers d’étudiants font ce jour-là, dans une culture bien ancrée.

Mais lui, contrairement aux autres, traîne un statut. Un nom. Une projection. Et avec ça vient une réalité brutale : il ne peut pas se permettre d’être capturé dans un moment ordinaire, parce que ce moment devient immédiatement extraordinaire aux yeux du public.

Au fond, la vraie question n’est pas de savoir s’il avait le droit de faire la fête. La réponse est évidente sur le plan humain.

La vraie question, c’est pourquoi quelqu’un a jugé pertinent de sortir son téléphone à cet instant précis, de transformer une scène banale en contenu viral, et de coller le nom de Celebrini à une scène disgracieuse.

Parce que sans cette caméra, il n’y a pas d’histoire. Juste un autre étudiant dans une journée où Boston entier se permet de décrocher un peu. Avec cette caméra, tout change. Le geste devient symbole. L’image devient jugement.

Et c’est là que le malaise s’installe. Pas dans ce qu’il fait, mais dans ce qu’on a choisi de montrer... au pire timing possible...

Et glou et glou et glou...

Pauvre Macklin...