Parfaite tempête au pire moment possible.
Quand Josh Anderson quitte un match sans revenir, avec une annonce officielle qui tombe pendant la rencontre, personne ne se raconte d’histoires.
Ce genre de communiqué-là ne sert jamais à rassurer.
Ça sert à préparer le terrain.
Et dans le contexte actuel du Canadien, c’est exactement le genre de nouvelle qui fait lever Kent Hughes de sa chaise.
Parce que perdre Anderson maintenant, ce n’est pas perdre un simple ailier de soutien.
C’est perdre un pilier silencieux. Un joueur que tu remarques surtout quand il n’est plus là.
Huit buts, quatre passes? Les chiffres mentent. Anderson, c’est quinze minutes de hockey lourd, des mises en échec qui font mal, des punitions tuées sans flafla, et une présence constante qui use l’adversaire.
Le genre de joueur qui ne fait pas les manchettes, mais qui permet aux autres d’exister.
Et ce soir-là, il jouait bien. Très bien même.
Utilisé avec Phillip Danault et Zachary Bolduc, Anderson faisait exactement ce qu’on attend de lui : avancer, frapper, créer de l’espace, rendre chaque présence désagréable pour l’autre équipe.
Puis, bang. ...
Le banc raccourcit. Les responsabilités s’empilent.
Martin St-Louis n’a plus le luxe de gérer calmement ses trios.
On commence à double-shifter. On bricole. On improvise.
Surtout quand on regarde la liste des absents.
Mike Matheson est déjà tombé au combat. Jake Evans, Alex Newhook, Kirby Dach et Patrik Laine sont toujours sur la touche.
Et maintenant, Anderson s’ajoute à cette pile qui commence sérieusement à peser.
On parle souvent de solutions internes.
De rappels. De jeunesse. Oui, Florian Xhekaj peut monter.
Oui, ça peut injecter de l’énergie. Mais ça ne remplace pas un vétéran établi qui sait exactement comment survivre à un match serré de la LNH.
Remplacer Anderson, ce n’est pas seulement remplacer un joueur.
C’est remplacer une compréhension du jeu, une gestion de la pression, un rôle précis dans la machine.
Et ça, tu ne l’inventes pas du jour au lendemain.
C’est là que l’alerte s’allume chez Kent Hughes.
Parce que si l’absence d’Anderson se prolonge, il faudra agir. Soit en forçant des jeunes dans des rôles qui ne sont pas encore les leurs, soit en regardant le marché.
Et aucune de ces options n’était supposée devenir urgente à ce moment-ci de la saison.
Le Canadien est en pleine course. Chaque point compte. Chaque présence compte. Et chaque blessure de ce type-là change l’équation.
Pour l’instant, on espère. On croise les doigts. On attend le verdict médical.
À suivre ...
Mais une chose est déjà claire : perdre Josh Anderson maintenant, ce n’est pas anodin. C’est un signal d’alarme. Et Kent Hughes le sait très bien.
