Benoît Brunet salit Lane Hutson: le Québec ne lui pardonnera jamais

Benoît Brunet salit Lane Hutson: le Québec ne lui pardonnera jamais

Par David Garel le 2026-01-03

Benoît Brunet salit Lane Hutson : une claque de trop pour les fans du CH.

C’est le commentaire de trop. La goutte qui fait déborder un océan de frustration.

Alors que tout le Québec du hockey est encore sous le choc de l’exclusion de Lane Hutson de l’équipe olympique américaine, que les partisans cherchent un peu de réconfort, de solidarité, Benoît Brunet a décidé de jeter de l’huile sur le feu.

En direct à RDS, l’ancien joueur du Canadien, devenu analyste par accident plus que par talent, a osé dire que Lane Hutson n’était “pas un bon patineur”.

Imaginez. Dire cela. Maintenant. À ce moment précis où des milliers de partisans pleurent l’injustice flagrante imposée à ce jeune défenseur exceptionnel.

« Lane Hutson est rapide, mais ce n’est pas un bon patineur. » a affirmé le pauvre Ti-Ben à l’Antichambre.

Cette phrase-là, c’est une claque dans la face. Une insulte à l’intelligence collective d’un peuple de hockey. Une gifle envoyée à ceux qui regardent chaque match du CH, qui voient Lane Hutson générer des relances comme un prodige, traverser la patinoire comme une fusée, jouer 28 minutes à 30 minutes, et qui n’ont jamais, jamais, remis en question son coup de patin.

Le timing est tout simplement atroce.

Mais ce n’est pas seulement l’opinion qui choque. C’est le moment.

On parle d’un jeune joueur de 21 ans, qui vient de devenir le premier défenseur de l’histoire du Canadien depuis Guy Lapointe et Larry Robinson à récolter 40 points en 40 matchs.

Un joueur qui vient d’égaler un record vieux de 50 ans. Un joueur meurtri émotionnellement par son exclusion des Jeux olympiques, trahi par USA Hockey, et dont le père, Rob Hutson, est probablement à bout de larmes.

Et pendant que tout le Québec lui envoie de l’amour, de la compréhension, de l’indignation solidaire… Benoît Brunet choisit de l’attaquer. En direct. Sans nuance. Sans contexte. Sans cœur.

Le Québec est en furie.

Il n’aura pas fallu cinq minutes pour que les réseaux sociaux explosent. Sur X, sur TikTok, dans les groupes privés de fans, la colère est immense.

« C’est sûr que pour Brunet, être bon patineur, c’est être capable de geler sur la ligne bleue et faire une dump-and-chase… comme en 1994. »

« Hutson, c’est Bobby Orr version 2025. Pis toi tu dis qu’il patine pas bien? T’es sérieux?**

La réaction est unanime. Brunet est complètement à côté de la track. Et ce n’est pas la première fois.

Ce commentaire ne tombe pas du ciel. Il symbolise une mentalité RDS qui ne comprend plus son époque. Un modèle où les anciens joueurs recyclés deviennent analystes à vie, sans mise à jour, sans revalidation, sans remise en question.

Lane Hutson est l’un des défenseurs les plus mobiles de la ligue. Tous les recruteurs le disent. Tous les entraîneurs le savent. Tous les fans le voient.

Et pourtant, un homme payé pour parler de hockey ose affirmer le contraire, sur une tribune nationale, sans que personne ne le reprenne.

Le Québec voulait de la chaleur. Il a reçu du mépris.

Dans les dernières heures, le public voulait entendre que Lane Hutson avait été volé. Qu’il était victime d’un système. Que Bill Guerin s’était vengé de son père. Que ce n’était pas juste.

Mais au lieu de ça, on lui a dit qu’il patinait mal. On lui a dit que sa douleur n’était pas légitime. Que son exclusion olympique n’était pas une injustice, mais une réalité méritée.

Et c’est ça, le vrai scandale.

Ce commentaire de Brunet, aussi désolant soit-il, n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une culture RDS vieillissante, fatiguée, déconnectée.

Parce que le problème, ce n’est pas seulement Benoît Brunet. Ce n’est pas seulement sa phrase absurde sur le coup de patin de Lane Hutson. C’est tout ce que cette sortie révèle. C’est tout ce qui nous pue au nez depuis des années et des années.

Une culture sclérosée. Une chaîne fossilisée. Un modèle RDS qui ne s’est jamais remis en question. Et qui ne le fera jamais.

On ne parle pas ici d’une erreur de parcours, mais d’un système. Un écosystème médiatique qui refuse l’évolution, qui rejette le changement, qui étouffe toute jeunesse.

Combien de jeunes analystes francophones avez-vous vus émerger à RDS dans les dix dernières années?

Zéro. Et ce n’est pas un hasard.

On préfère garder les mêmes visages, les mêmes voix fatiguées d'anciens plombiers qui répètent les mêmes phrases depuis 2004.

Bruent ne suit plus l’évolution du hockey moderne. Il confond créativité et indiscipline, talent et paresse, intelligence et arrogance.

Et tout ça… tout ça pendant que les pertes financières explosent.

RDS a perdu plus d’argent que TVA Sports en 2024, une première historique. 20,3 millions $ dans le rouge pour RDS. Ajoutez à ça les 3,4 millions $ de perte pour RDS Info et vous obtenez un gouffre sans fin de 27,8 millions $ en une seule année.

Une véritable hémorragie... un carnage budgétaire...

Les jeunes ne regardent plus RDS. Sur TikTok, sur YouTube, sur Twitch, ils consomment du contenu sportif autrement. Ils veulent des analyses modernes, des visages neufs, des prises de parole authentiques. Pas les mêmes phrases vides lancées par des baby-boomers qui ne voient plus le jeu que par leur yeux passé date.

Le modèle RDS est brisé. Complètement. Et la phrase de Brunet l’a prouvé, une fois pour toutes.

Il faut se souvenir de cette soirée-là. Du moment où un analyste payé par le peuple a craché sur le joueur le plus aimé par les jeunes du Québec.

Et de la réaction unanime d’un peuple qui a dit : RDS et les monconcles "has been"... pu capable...