Attaque verbale: Martin St-Louis envoie promener un journaliste

Attaque verbale: Martin St-Louis envoie promener un journaliste

Par David Garel le 2026-03-11

La tension entre Martin St-Louis et certains journalistes montréalais n’est plus un secret depuis longtemps. Mais mercredi matin, à Ottawa, la situation a encore pris une tournure explosive.

Encore une fois, c’est la situation de Samuel Montembeault qui a mis le feu aux poudres.

Avec le rappel de Jacob Fowler et la décision de lui confier le départ contre les Sénateurs d’Ottawa, il était évident que les questions allaient pleuvoir sur l’état du filet des Canadiens de Montréal.

Mais St-Louis n’avait visiblement aucune intention d’entrer dans ce débat.

Quand on lui a demandé si Fowler donnait réellement au Canadien la meilleure chance de gagner ce match, l’entraîneur a répondu brièvement :

« Je crois que oui. Dans une situation de deux matchs en deux soirs, c’est là où on est présentement. »

Une réponse courte. Presque mécanique.

Puis les questions ont continué.

Et c’est là que le ton a changé.

Quand Simon-Olivier Lorange de La Presse a tenté de pousser la discussion plus loin pour comprendre ce qui ne fonctionnait pas dans le jeu de Montembeault, St-Louis a coupé court.

« Je ne répondrai pas à 40 questions sur la décision des gardiens. Fowler est dans le filet ce soir. C’est la meilleure décision pour gagner. »

Fin de la discussion.

Mais dans la salle, Simon-Olivier Lorange n’a pas laissé tomber.

Le journaliste de La Presse, qui suit l’équipe au quotidien, a insisté en rappelant que c’était normal que les médias posent des questions sur une situation aussi importante.

La réponse de St-Louis a été encore plus sèche.

« Je sais… mais je ne répondrai pas à 40 questions. J'ai déjà répondu à 5-6 »

Selon plusieurs observateurs présents sur place, on sentait clairement l’impatience du coach.

Et cette impatience ne date pas d’hier.

Depuis des mois, la relation entre St-Louis et Lorange est tendue. Les deux hommes se sont déjà retrouvés dans des échanges musclés en conférence de presse, et mercredi matin n’a fait que confirmer ce climat électrique.

Dans le fond, St-Louis essaie de protéger son vestiaire et d’éviter que la discussion tourne uniquement autour de ses gardiens.

Mais la réalité du moment est impossible à ignorer.

Montembeault est écarté du duo actif pour ce match... et même du vestiaire.

Dobeš reste en soutien.

Et Fowler, le jeune gardien rappelé de Rocket de Laval, se retrouve propulsé directement devant le filet dans un match crucial.

Avec seulement 19 matchs à jouer au calendrier, la course aux séries devient de plus en plus intense.

Chaque décision derrière le banc est donc scrutée à la loupe.

Et dans ce contexte, les journalistes continueront de poser les mêmes questions.

Parce que peu importe l’agacement de l’entraîneur, la réalité demeure la même :

La situation des gardiens est devenue l’histoire numéro un autour du Canadien de Montréal.

Et tant que ce dossier ne sera pas réglé sur la glace…

Les conférences de presse de Martin St-Louis risquent de rester aussi tendues.

Car le conflit entre Martin St-Louis et Simon-Olivier Lorange ne date pas d’hier.

Bien avant l’épisode survenu à Ottawa avec la question sur Samuel Montembeault, les deux hommes avaient déjà eu un échange particulièrement glacial plus tôt cette saison.

C’était après une lourde défaite 8-4 contre les Capitals de Washington au Centre Bell.

Ce soir-là, St-Louis s’était présenté devant les médias visiblement à bout de nerfs. L’équipe venait d’accorder but après but, les gardiens avaient encore été secoués, et la pression commençait déjà à monter autour des Canadiens de Montréal.

Lorange avait alors posé une question simple : qu’est-ce que l’équipe pouvait faire de plus pour aider ses gardiens?

Une question classique dans une conférence de presse.

Mais la réponse de St-Louis avait immédiatement changé le ton de la salle.

« Est-ce qu’ils peuvent être meilleurs? C’est sûr qu’ils peuvent être meilleurs… mais il faut qu’on fasse une bonne job en avant d’eux. »

Puis, voyant que la discussion continuait, l’entraîneur avait répliqué avec un sarcasme évident :

« Tout le monde veut plus d’arrêts. Tu veux que je dise que je veux plus d’arrêts? Tout le monde veut plus d’arrêts! »

Et c’est là que la conférence avait complètement dérapé.

St-Louis, visiblement excédé, avait enchaîné une longue sortie publique en regardant le journaliste droit dans les yeux :

« On peut mettre les pucks en profondeur. On peut avoir moins de revirements. On peut se défendre mieux. On peut sortir la puck quand elle est à la bleue. On peut prendre moins de punitions. On peut bloquer des lancers. On peut pogner les bâtons en avant du net. T’en veux d’autres? T’en veux d’autres? »

La salle était restée figée.

Ce genre de moment est extrêmement rare dans la LNH. Les entraîneurs sont habitués aux questions difficiles, surtout dans un marché comme Montréal.

Et ce qui rend la scène encore plus révélatrice aujourd’hui, c’est que le sujet était exactement le même qu’à Ottawa : les gardiens.

Déjà à ce moment-là, St-Louis refusait catégoriquement de pointer du doigt Montembeault ou Jakub Dobeš.

Il insistait pour protéger ses portiers.

Aujourd’hui, la dynamique semble avoir changé.

Le coach refuse toujours d’entrer dans le débat… mais son ton est devenu beaucoup plus impatient.

Et quand on met bout à bout les deux scènes, celle de l’automne au Centre Bell et celle d’Ottawa cette semaine, une chose devient claire :

La relation entre St-Louis et Lorange est devenue l’une des plus désagréablesdu circuit médiatique montréalais.

Dans une saison où la pression monte de jour en jour autour du Canadien, chaque conférence de presse ressemble maintenant à une poudrière.

Et il suffit d’une seule question sur les gardiens… pour que l’étincelle reparte.