Arber Xhekaj insulté par Kent Hughes: la situation dégénère entre le shérif et le Canadien

Arber Xhekaj insulté par Kent Hughes: la situation dégénère entre le shérif et le Canadien

David Garel
Le 2026-09-01

Le dossier Arber Xhekaj est en train de dégénérer.

Depuis le début de l’été, plusieurs pensaient que sa signature ne serait qu’une formalité. Arber Xhekaj est joueur autonome avec compensation, il appartient encore au Canadien, il est populaire auprès de ses coéquipiers et des partisans, et son profil de shérif demeure unique dans l’organisation.

Pourtant, nous sommes maintenant à quelques semaines du camp d’entraînement.

Et Xhekaj n’a toujours pas signé.

Et ce n’est plus une question d’argent. C’est une question de dignité.

Selon Éric Engels de Sportsnet, le rôle du Shérif avec le Canadien pourrait représenter une partie importante du problème. Xhekaj voudrait avoir une meilleure idée de son avenir et de son utilisation avant de s’engager dans une nouvelle entente.

Et maintenant, une information rapportée par l’ancien recruteur du CH, Grant McCagg, affirme que le clan Xhekaj se sent insulté par Kent Hughes.

Le Canadien aurait demandé à Arber Xhekaj de jouer à l’aile.

Ouch.

Surtout, le CH veut le payer comme un plombier qui serait le 13e attaquant.

Montréal tente réellement de convaincre Xhekaj que son avenir passe par une transition permanente à l’attaque. Est-ce une blague? On peut comprendre pourquoi son clan serait furieux.

C’est tout simplement inacceptable.

Arber Xhekaj est un défenseur.

C’est comme défenseur qu’il a gravi les échelons et qu’il a réussi l’une des histoires les plus improbables de l’organisation.

Et maintenant, alors qu’il tente justement de négocier un nouveau contrat et d’obtenir une reconnaissance pour son travail, on lui demande de changer complètement de position?

Imaginez un instant ce que cela signifie pour lui.

Xhekaj est déjà dans une situation précaire.

Il n’a jamais obtenu la confiance totale de Martin St-Louis. Tout ce qu’il a reçu de son coach, c’est son mépris.

Son temps de glace a diminué comme s’il était un moins que rien. Il a été laissé de côté en séries. Il a été humilié publiquement par son coach, qui affirmait aux journalistes que personne dans le vestiaire ne l’appelait « le Shérif » et que Xhekaj était coupable de trop d’erreurs niaiseuses.

Et maintenant, au lieu de lui dire : « Nous avons besoin de toi comme défenseur et nous allons trouver une façon de te donner un rôle », le Canadien l’enfonce au fond du trou.

Va jouer à l’aile.

Arber Xhekaj ne peut pas accepter qu’on le traite sans dignité, simplement pour rester à Montréal.

Sa carrière est en jeu.

S’il accepte de devenir attaquant, c’est la fin de sa carrière.

Un défenseur de six pieds quatre pouces et 240 livres capable d’être physique, de défendre ses coéquipiers et de jeter les gants possède une valeur énorme dans la LNH.

Mais un joueur qui se retrouve soudainement entre deux positions?

C’est la fin.

Pour son clan, accepter une telle proposition, c’est clouer le cercueil du Shérif… à jamais…

Le Canadien lui demande de sacrifier sa propre valeur pour régler un problème d’embouteillage à la ligne bleue.

Le Canadien avait déjà poussé l’insulte jusqu’à l’injure dans un match contre les Hurricanes, le 29 mars dernier. Xhekaj avait alors joué quelques minutes à l’attaque. (À peine cinq minutes.)

C’est encore plus cruel, sachant que le Canadien possède déjà une autre option pour insérer un attaquant robuste.

Florian Xhekaj.

Le petit frère d’Arber est un attaquant.

C’est sa position naturelle.

Il possède lui aussi un style physique et robuste. Il peut jouer un rôle intimidant tout en demeurant dans une position qu’il connaît depuis toujours.

Pourquoi demander à Arber de devenir attaquant alors que Florian représente potentiellement une solution naturelle à l’avant?

Pour humilier encore plus Arber?

Le Shérif ne peut pas vivre éternellement avec ce manque de respect envers sa personne et son intégrité.

Le dossier commence à puer le divorce.