Victoire facile du Canadien contre les Bruins de Boston, 4 à 1. Une claque au visage. Un signe qui ne ment pas. La vérité crue.
Les Bruins de Boston sont officiellement entrés dans leur décennie de misère, et le Canadien de Montréal est en train de prendre la mainmise sur cette rivalité mythique pour les dix prochaines années.
Car pendant que les Bruins s’effondrent dans une reconstruction inévitable, le CH est en train de sortir de la sienne. Et le contraste n’a jamais été aussi saisissant.
Ce match du 4 à 1 n’était pas juste une victoire dans le classement. C'était une victoire symbolique. Une passation de pouvoir. Une déclaration de guerre. Les Bruins n’ont plus dâme. Plus de plan. Et plus de Bergeron pour sauver les meubles.
La reconstruction des Bruins? Elle commence là, en juin prochain, avec un choix de premier tour dans le top 10, possiblement même dans le top 5.
Leur premier choix top 10 depuis 2011. Et on sait tous comment ça s’était terminé: Dougie Hamilton, échangé, suivi du fameux triplé 13-14-15 en 2015 avec Zboril, DeBrusk et Senyshyn.
Un véritable fiasco. Aujourd’hui, seul David Pastrnak reste debout dans un champ de ruines. Et autour de lui, c’est le néant.
Boston n’a plus de centre de premier plan. Plus de profondeur en défense. Plus de leadership naturel. Et même si l’organisation possède deux choix de premier tour en 2026, le virage jeunesse sera long, lent, et douloureux.
Pendant ce temps, Montréal accumule les jeunes vedettes: Slafkovsky, Suzuki, Caufield, Hutson, Reinbacher, Demidov, et bientôt Jacob Fowler. La dynastie de demain est arrivée.
Mais ce match de samedi soir, c’est aussi le pire cauchemar pour Arber Xhekaj. Le grand absent de cette victoire. Car pendant que ses coéquipiers ont dominé les Bruins avec autorité, Xhekaj était encore une fois cloué dans les gradins.
Martin St-Louis a fait son choix. Et ce choix est clair: il ne veut plus voir Arber Xhekaj sur la glace. Et pendant ce temps, les Bruins, depuis qu'ils ont échangé Brandon Carlo, cherchent désespérément un défenseur robuste pour protéger leur gardien et faire respecter la loi.
Ironie cruelle? Peut-être. Prélude à une transaction? Possible. Car Xhekaj est né pour évoluer dans une équipe comme Boston, Philadelphie ou Chicago.
Une équipe rude. Une équipe old school. Une équipe qui ne le déteste pas pour son style. Contrairement à Martin St-Louis, qui a visiblement tourné la page.
Imaginez deux secondes: le Canadien malmène les Bruins sans Xhekaj, et ceux-ci décident de se venger au prochain chapitre de la rivalité... en allant chercher le Shérif.
Ce serait déjà un tournant majeur, mais ce serait surtout une démonstration éclatante du rejet de Xhekaj par l’organisation qui l’a vu naître.
Car aujourd’hui, plus personne n’ose nier que le défenseur au style rugueux ne fait plus partie des plans à long terme.
Depuis que Xhekaj est dans les estrades, le Canadien est méconnaissable: inspiré, discipliné, rapide. Le message est envoyé.
Et Kent Hughes n’a pas besoin de mots pour l’expliquer. Le temps presse, et la valeur marchande de Xhekaj, elle, est encore haute. Cet été, les prétendants se bousculeront.
Et à Boston, on cherche un Carlo 2.0. Ça tombe bien: "Airbags" est libre.
Pendant ce temps, la rivalité historique s’inverse. Le CH ne craint plus les Bruins. Le CH rit des Bruins. Car pour chaque Slafkovsky à Montréal, il y a un Dean Letourneau invisible à Boston College.
Pour chaque Reinbacher ou Hutson, il y a un prospect oublié à Providence. L’écart se creuse. Et il ne se refermera pas de sitôt.
L’avenir est à Montréal. La misère est à Boston. Le 4-1 d’hier soir n'était qu’une bande-annonce de la décennie à venir. Et le cauchemar pour les Bruins? Il commence maintenant.
Pour la famille Xhekaj, cette victoire du Canadien contre les Bruins a un goût amer, presque cruel. On imagine sans peine le rêve qui habitait les parents d’Arber et de Florian : voir leurs deux fils se battre ensemble pour le CH, unis dans le même vestiaire, sous les projecteurs du Centre Bell.
Ce rêve, aujourd’hui, s’effondre devant leurs yeux. Car pendant que Florian monte en flèche avec le Rocket, Arber, lui, s’enfonce dans un purgatoire sans fin, condamné aux gradins depuis que Martin St-Louis l’a exclu de l’alignement.
Le message est clair : il ne rejouera plus, sauf blessure. Et s’il ne joue plus, il ne fera plus partie des plans. C’est la fin d’un espoir, la fin d’une ère pour la famille Xhekaj, qui doit maintenant se préparer à une séparation inévitable.
Arber sera échangé. Et ce ne sera pas à Montréal qu’il retrouvera son frère. Le rêve fraternel se transformera en cauchemar estival, une transaction brutale qui viendra briser le cœur de ceux qui ont tout sacrifié pour que leurs deux garçons atteignent la LNH ensemble.
Et qui aurait cru que la première étoile du match allait être… Brendan Gallagher? Oui, celui que tout le monde condamnait au rachat il n’y a pas si longtemps.
Celui dont on disait que les jambes ne suivaient plus. Et pourtant, c’est lui qui mène encore le combat. C’est lui, le cœur et l’âme de cette équipe. Pendant ce temps, Arber Xhekaj, qu’on surnommait “le Shérif”, est devenu inutile, écarté, relégué dans les gradins comme un figurant.
Le joueur le plus populaire du CH l’an dernier n’est plus que l’ombre de lui-même. Tout ce qu’il lui reste aujourd’hui? Son burger. Un combo burger-frite à son nom. Triste fin pour une légende annoncée.