Anthony Mantha est toujours sans contrat.
Chaque journée qui passe alimente un peu plus les discussions, surtout à Montréal, où son nom revient constamment lorsqu’il est question du fameux ailier top-6 recherché par Kent Hughes.
Une donnée revient aussi de plus en plus souvent.
Selon plusieurs informations qui circulent dans le milieu, le prochain contrat de Mantha pourrait finalement tourner autour de cinq à six millions de dollars par saison, surtout si le joueur accepte une entente plus courte afin de revenir sur le marché dans un an ou deux.
C’est précisément ce qui rend le dossier aussi intéressant pour le Canadien.
D’un côté, Hughes cherche un joueur capable d’évoluer avec Ivan Demidov. De l’autre, Anthony Mantha vient de connaître la meilleure saison de sa carrière avec 33 buts et 64 points en 81 matchs.
Le profil cadre parfaitement avec un besoin évident.
À 31 ans, le Québécois possède l’expérience, un imposant gabarit de 6 pieds 5 pouces et plus de 230 livres ainsi qu’un tir capable de changer l’allure d’un match.
Même s’il n’est pas reconnu comme un attaquant particulièrement physique, sa simple présence devant le filet crée de l’espace et représente une menace constante.
Imaginer Demidov alimenter un marqueur de ce calibre demeure séduisant.
Anthony Mantha est-il la solution pour le Canadien dans leur top 6 ? pic.twitter.com/ZmL5QIn8zX
— BPM Sports (@BPMSportsRadio) July 13, 2026
Le problème, c’est le prix.
Cinq millions de dollars pour une seule saison pourraient être acceptables dans certaines circonstances. Montréal possède l’espace nécessaire sous le plafond salarial pour absorber une telle dépense.
Toutefois, Kent Hughes ne regarde jamais uniquement le montant inscrit sur un contrat.
Il analyse aussi le risque qui l’accompagne.
Anthony Mantha traîne un historique de blessures qui ne peut pas être ignoré. Pendant plusieurs saisons, il a eu énormément de difficulté à demeurer en santé suffisamment longtemps pour offrir un rendement constant.
Sa dernière campagne a fait oublier plusieurs de ces inquiétudes, mais un seul exercice exceptionnel ne garantit pas que le scénario se répétera automatiquement.
Voilà pourquoi le directeur général du Canadien avance avec autant de prudence.
Hughes n’a jamais démontré qu’il était prêt à dépenser sous le coup de l’émotion.
Depuis son arrivée à Montréal, il privilégie les décisions calculées, même lorsque les partisans réclament une transaction ou une signature immédiate.
Cette philosophie a déjà permis au Canadien de bâtir un noyau jeune qui inspire beaucoup d’espoir.
Signer Anthony Mantha uniquement pour répondre à un besoin à court terme irait complètement à l’encontre de cette façon de travailler.
En revanche, si les exigences du joueur continuent de diminuer avec le temps, le portrait pourrait rapidement changer.
Une entente d’un an à cinq millions de dollars devient soudainement beaucoup plus facile à accepter qu’un contrat de quatre saisons au même salaire annuel.
Le risque est alors beaucoup plus limité.
Pour Mantha, Montréal représente aussi une occasion unique.
Revenir jouer au Québec, devant sa famille et ses amis, dans une équipe en pleine progression, pourrait lui permettre de maintenir la valeur retrouvée cette saison.
Le Canadien, de son côté, obtiendrait un ailier capable de compléter un trio offensif avec Demidov sans compromettre son avenir à long terme.
Tout le monde y trouverait son compte.
La balle demeure toutefois dans le camp des deux parties.
Anthony Mantha devra peut-être accepter que le marché ne lui offrira pas la sécurité qu’il recherchait au départ.
Kent Hughes, lui, devra déterminer si cinq millions de dollars représentent un pari raisonnable pour un joueur qui vient peut-être seulement de retrouver le meilleur hockey de sa carrière.
C’est exactement ce qui rend ce dossier aussi captivant au cœur de l’été montréalais.
