Le cauchemar de Samuel Montembeault est en train de devenir une réalité.
Et cette fois, ce n’est plus simplement une question de performance ou de concurrence devant le filet. Selon Louis Jean, le Canadien de Montréal a véritablement tenté de l’échanger après la dernière saison, mais Kent Hughes n’a jamais trouvé preneur.
Montréal voulait tourner la page, a magasiné son gardien et les autres équipes n’ont pas suffisamment aimé ce qu’elles voyaient pour lui faire une place.
« Je me suis dit, il ne portera plus jamais le chandail du Canadien de Montréal », a même lancé Louis Jean en revenant sur la situation de Montembeault après la saison 2025-2026.
Puis vient la phrase qui fait probablement le plus mal au principal intéressé : le Canadien aurait tout fait pour l’échanger, mais les offres reçues n’étaient tout simplement pas assez intéressantes pour Kent Hughes.
Montembeault est donc toujours là.
Mais sa situation a complètement changé.
Il n’est plus le gardien que l’organisation tente de convaincre qu’il peut devenir son numéro un. Il n’est plus celui autour duquel on construit une rotation. Il est maintenant le vétéran coincé derrière deux jeunes gardiens (Dobes-Fowler) que Montréal veut voir devenir le tandem qui va ramener la Coupe Stanley.
Le problème, c’est que cette hiérarchie pourrait être beaucoup plus claire que le Canadien ne veut bien l’admettre.
Dobeš a terminé la dernière saison avec une réputation de numéro un. Fowler représente l’un des espoirs les plus importants de l’organisation devant le filet et tout indique que le Canadien veut lui donner une véritable chance de s’imposer dans la LNH.
Montembeault, lui, arrive avec une dernière campagne catastrophique sur le plan statistique.
En 25 matchs, il a présenté une fiche de 10-8-4, une moyenne de 3,43 buts alloués par rencontre et un taux d’efficacité de ,872.
Ce ne sont pas les chiffres d’un gardien que les équipes de la LNH vont vouloir.
Et c’est précisément ce que Louis Jean vient de confirmer de manière beaucoup plus directe : Montréal a essayé de le vendre et n’a pas réussi.
Ouch.
Il faut aussi se rappeler que Montembeault gagne 3,15 millions de dollars par année et qu’il lui reste une seule saison à son contrat. Une équipe intéressée doit donc accepter de lui verser ce montant tout en prenant le risque de le voir devenir joueur autonome à l’été 2027.
Le marché n’est pas exactement en train de lui dérouler le tapis rouge.
Pire encore, Montembeault arrive maintenant dans une situation où il ne possède pratiquement plus aucun pouvoir.
S’il avait connu une excellente saison, il pourrait encore argumenter qu’il mérite une place importante. S’il avait été réclamé par plusieurs équipes sur le marché, Kent Hughes aurait eu une raison de patienter.
Mais lorsqu’un directeur général tente de t’échanger et ne trouve personne qui veut te prendre, le message est assez clair.
Et maintenant, il faut trouver une solution avant le début de la saison.
C’est là que le ballottage commence à sentir de plus en plus fort.
Le Canadien pourrait évidemment conserver trois gardiens. Louis Jean n’exclut pas cette possibilité et il existe toujours un scénario dans lequel Montréal décide de commencer la saison avec Dobeš, Fowler et Montembeault.
Mais est-ce réellement ce que Kent Hughes veut?
Après avoir tenté de l’échanger pendant l’été, pourquoi Montréal conserverait-il volontairement trois gardiens alors que l’organisation a besoin de donner des matchs aux deux jeunes?
Le développement de Fowler devient essentiel. Le Canadien ne peut pas simplement lui dire de patienter à Laval pendant que Montembeault occupe une place dans la LNH uniquement parce qu’il possède un contrat.
Si Fowler est meilleur au camp, il doit jouer.
Et si Dobeš demeure devant lui dans la hiérarchie, Fowler doit tout de même obtenir une véritable chance de progresser au plus haut niveau.
Montembeault devient donc l’élément qui bloque tout le système.
Et selon Louis Jean, le dossier pourrait encore réserver une surprise.
Parce qu’une équipe peut toujours avoir un besoin de dernière minute.
Une blessure.
Un gardien qui déçoit.
Une transaction qui change les plans d’une organisation.
Tout cela pourrait créer une ouverture.
Columbus pourrait notamment être une équipe à surveiller avec la situation d’Elvis Merzlikins, qui vient de subir une opération à une épaule et dont la date de retour demeure incertaine.
Mais pour l’instant, personne ne semble vouloir payer pour récupérer Montembeault.
Dans ses dents.
Il aurait exprimé son désir de ne pas revivre un ménage à trois.
On peut comprendre la frustration. Aucun gardien ne veut partager son poste avec deux autres joueurs. Il veut jouer. Il veut avoir une routine. Il veut savoir où il se situe dans la hiérarchie.
Mais Montembeault se retrouve dans une position où il doit peut-être accepter exactement le contraire de ce qu’il souhaite.
Il n'a pas le droit de pleurnicher.
Il pourrait finalement perdre complètement sa place à Montréal et aller jouer dans la ligue américaine.
Et si Kent Hughes ne trouve aucun partenaire de transaction, le ballottage pourrait devenir la solution.
Quelle chute brutale pour un gardien qui, il n’y a pas si longtemps, était présenté comme la réponse du Canadien devant le filet.
Le scénario se profile.
Le Canadien le place au ballottage.
Personne ne le réclame.
Direction Laval.
Le cauchemar de Samuel Montembeault n’est donc plus une hypothèse.
Louis Jean vient de révéler que le Canadien voulait déjà s’en débarrasser.
Maintenant, Montembeault doit prouver qu’il existe encore une équipe quelque part dans la LNH qui veut de lui.
