La famille Stroll se retrouve éclaboussée... et tout le récit du « fils à papa » prend une tournure beaucoup plus sombre
Il y avait déjà le malaise sportif.
Il y avait déjà le rejet du paddock.
Il y avait déjà les huées à Montréal.
Il y avait déjà les crises de colère dans le garage, le mépris envers les journalistes, l’isolement total face aux pilotes, les mécaniciens à bout.
Et voilà maintenant les "Epstein Files".
Comme si la chute de Lance Stroll n’était pas assez spectaculaire, voilà que le nom de sa famille apparaît dans l’un des dossiers les plus sordides de l’histoire moderne, celui de Jeffrey Epstein. Un réseau international mêlant pouvoir, argent, influence… et abus.
Ce que révèlent aujourd’hui Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec, à la suite d’un travail du Bureau d’enquête, dépasse largement la simple anecdote.
On parle de millions de documents rendus publics par le département de la Justice américain. Une montagne de courriels, de carnets d’adresses, de colis, d’invitations privées, de séjours dans des résidences de luxe.
Et au milieu de cette toile d’araignée ?
Des politiciens.
Des milliardaires.
Des célébrités.
Des artistes.
Et maintenant : Lawrence Stroll.
Le père de Lance, Lawrence Stroll, magnat de la mode, ancien copropriétaire de Tommy Hilfiger, aujourd’hui patron d’Aston Martin en F1, apparaît dans les documents.
Pas comme une rumeur.
Pas comme une hypothèse.
Comme une réalité d'amitié proche.
Selon les informations confirmées :
Lawrence Stroll a été invité à la résidence new-yorkaise d’Epstein.
Sa femme et complice, Ghislaine Maxwell, s’est rendue dans une propriété de la famille Stroll à Mustique, dans les Caraïbes.
Des échanges de courriels existent entre l’ex-femme de Stroll et Maxwell.
Epstein a envoyé un colis à Lawrence Stroll en janvier 2002 (49,24 $ US).
Maxwell évoque dans un message de 2003 un souper privé chez Epstein où cinq mannequins devaient servir les invités.
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Le porte-parole de Stroll tente évidemment de calmer le jeu : on parle de cercles d’affaires, de monde de la mode, de relations indirectes via Leslie Wexner. On affirme que Lawrence Stroll n’est jamais allé sur l’île d’Epstein.
Très bien.
Mais le problème n’est plus juridique.
Le problème est symbolique.
Le récit s’effondre
Parce que depuis des années, on nous vend Lance Stroll comme un simple « fils à papa » maladroit, mal aimé, trop riche, parachuté en Formule 1.
Aujourd’hui, ce narratif devient beaucoup plus lourd.
On ne parle plus seulement d’un héritier protégé par son père.
On parle d’un héritier issu d’un univers où se croisent argent extrême, élites mondiales et réseaux opaques.
Et soudain, tout ce que Jacques Villeneuve dénonçait prend une autre dimension.
Jacques Villeneuve était présenté comme un acharné.
On disait qu’il était amer.
Qu’il exagérait.
Qu’il s’en prenait gratuitement à Lance.
Mais Villeneuve répétait inlassablement :
Que Lance n’avait pas la flamme.
Qu’il était là uniquement parce que son père possédait l’écurie.
Que Lawrence Stroll voyait son fils comme un futur champion du monde, malgré toutes les preuves du contraire.
Que l’équipe avait été achetée pour Lance.
Il racontait même cette anecdote devenue mythique : la piste de karting à 15 minutes de marche… et le jeune Lance qui s’y rendait en hélicoptère.
À l’époque, ça faisait sourire.
Aujourd’hui, ça glace.
Parce que ce qu’on comprend maintenant, c’est que Lance Stroll n’a pas grandi dans un environnement normal.
Il a grandi dans un monde où tout s’achète, où les règles ne s’appliquent pas pareil, où l’effort est optionnel.
Et ce monde-là vient de refaire surface dans les "Epstein Files'.
Parlant de Jacques Villeneuve, il est aussi dans les documents, mais pas au même niveau
Il faut être clair : il figure uniquement dans un carnet d’adresses. Aucune invitation. Aucun séjour. Aucun échange de courriels. Aucun colis. Aucun lien personnel documenté.
Villeneuve continue donc de taper sur la tête de la famille qu'il méprise au plus haut point.
Lance Stroll déjà indésirable sur la piste… est maintenant éclaboussé par l’ombre du scandale
Sportivement, Lance est déjà fini.
Hué à Montréal lors du dernier Grand Prix du Canada.
Dernier en course.
Pénalisé.
Battus par Alonso avec la même voiture.
Défaitiste devant les caméras.
Méprisant en conférence de presse.
Colérique dans le garage.
Rejeté par les pilotes.
Redouté par les mécaniciens.
Critiqué par les journalistes européens.
Et maintenant, son nom flotte indirectement dans l’atmosphère toxique d’Epstein.
Ce n’est pas une accusation contre Lance.
Mais c’est une contamination d’image.
Et en Formule 1, l’image est tout.
Le système Stroll s’écroule pièce par pièce
Depuis des mois, les investisseurs d’Aston Martin s’impatientent.
Les performances d’Alonso exposent l’incompétence de son coéquipier.
Le paddock murmure.
Les médias européens parlent ouvertement de renvoi.
Les pilotes veulent son départ.
Les journalistes n’en peuvent plus.
Et maintenant, le père se retrouve associé, même indirectement, à l’un des réseaux les plus infâmes du siècle.
Ce n’est plus une simple crise sportive.
C’est une implosion complète.
Lance Stroll était déjà devenu une caricature.
Un enfant roi incapable de gérer la pression.
Mais avec les "Epstein Files", on comprend que ce n’est pas seulement un problème de talent.
C’est un problème de monde.
Lance Stroll est le produit d’un univers où l’argent écrase tout.
Et aujourd’hui, cet univers le rattrape.
Le roi est nu.
Le masque est tombé.
Et Jacques Villeneuve, encore une fois, avait vu clair bien avant tout le monde.
