Altercation verbale: Martin St-Louis ramasse Arber Xhekaj

Altercation verbale: Martin St-Louis ramasse Arber Xhekaj

Par David Garel le 2026-04-11

Le Canadien de Montréal se fait ramasser au Centre Bell par les Blue Jackets de Columbus. Une équipe en mode survie, acculée au mur dans la course aux séries, contre un club déjà presque qualifié, déjà tourné vers le prochain chapitre. Sur la glace, ça se voit. Columbus joue sa saison. Montréal, lui, gére.

Mais pour Arber Xhekaj, ce n’était pas un match comme les autres.

C’était un test.

Un vrai.

Et pour une fois, Martin St-Louis lui a donné ce que plusieurs réclamaient depuis des semaines : du temps de jeu. Du vrai. Après deux périodes, Xhekaj a déjà dépassé les 12 minutes, plus que Mike Matheson à ce moment-là. Une utilisation inhabituelle. Un signal clair.

“Vas-y. Montre-moi.”

Sauf que la réponse n’a pas suivi.

Parce que rapidement, les mêmes problèmes ont refait surface. La rondelle qui brûle. Les décisions précipitées. L’incapacité de sortir proprement de la zone. Une présence en particulier a tout fait basculer : incapable de dégager, Xhekaj s’enfarge dans la pression, la séquence s’étire, et ça se termine par une pénalité d’Oliver Kapanen.

Et là, la caméra capte tout.

St-Louis, sur le banc, qui le regarde directement. Qui le confronte. Qui lui parle sans détour après le shift. Ouch.

Pas une discussion banale. Un message.

Assez.

Ce moment-là résume tout le dossier.

Parce que pendant que certains continuent de dire que Xhekaj est indispensable pour une série robuste contre Tampa Bay, juste parce qu'il a nargué Corey Perry, la réalité du banc est complètement différente.

Le coach, lui, ne regarde pas les mises en échec, les bagarres ou le "trash talk". Il regarde les détails. Les sorties de zone. Les décisions sous pression.

Et dans ces moments-là, Xhekaj ne livre pas.

Pierre LeBrun l’a résumé froidement : quand tout le monde est en santé, il ne voit pas comment Xhekaj peut être plus qu’un septième défenseur. Et ce match-là n’a rien fait pour changer cette perception.

Au contraire.

Parce que même dans un contexte où il avait une vraie opportunité, même avec du temps de glace, même avec la confiance momentanée du coach… il a replongé exactement dans ce que le personnel d’entraîneurs craint le plus.

Et pendant ce temps, la réalité continue d’avancer.

Le retour éventuel d’Alexandre Carrier va refermer la porte. La hiérarchie est déjà en train de se solidifier sans lui. Et les séries approchent avec une exigence encore plus élevée, encore plus impitoyable.

Ce genre de soirée-là fait mal à la carrière du shérif.

Ce n’est pas juste un mauvais match.

C’est une réponse.

Et elle est dure à ignorer.

Arber Xhekaj n'est pas assez bon... pour jouer en séries éliminatoires...

Telle est la mentalité de Martin St-Louis...