Alexander Zharovsky fait un choix qui dérange : une décision qui inquiète déjà Montréal

Alexander Zharovsky fait un choix qui dérange : une décision qui inquiète déjà Montréal

Par William Petit Lemay le 2026-04-26

Ça vient de tomber… et ça ne passe pas comme une simple formalité.

Alexander Zharovsky ne débarquera pas à Montréal cet été. Le jeune espoir du Canadien restera en Russie pour au moins une autre saison. Une décision qui peut sembler logique sur papier, mais qui soulève déjà un malaise.

On va être honnête.

À Montréal, plusieurs s’attendaient à le voir arriver plus tôt.

Le kid sort d’une saison qui a fait lever bien des sourcils. 42 points en 59 matchs dans la KHL à 19 ans, ce n’est pas banal. Ce n’est pas un junior qui domine des jeunes de son âge. C’est un gars qui produit contre des hommes, dans une ligue où l’espace est limité et où chaque erreur se paie cher.

Et ça, ça excite du monde.

Mais la réalité est moins parfaite quand tu regardes les détails.

Sa fin de saison a exposé quelque chose d’important. Quand le rythme a monté, quand le jeu est devenu plus physique, plus fermé, il a manqué de gaz. Moins présent, moins tranchant, moins dominant. Ce n’est pas un hasard. C’est un jeune joueur qui découvre ce que ça veut dire de jouer une saison complète contre des professionnels.

Et c’est exactement là que la décision prend tout son sens.

Zharovsky n’est pas encore prêt pour le hockey nord-américain. Pas physiquement. Pas sur la durée. Il a besoin de temps pour bâtir son corps, pour apprendre à encaisser, pour continuer à jouer dans un environnement où il aura des responsabilités importantes.

Sur ce point, le plan du Canadien est cohérent.

Mais ça ne veut pas dire que ça passe bien.

Le problème, ce n’est pas qu’il reste en Russie. Le problème, c’est ce que ça implique.

“Au moins une autre année.”

Ces mots-là frappent.

Dans le monde des espoirs russes, ce genre de phrase vient toujours avec un point d’interrogation. Une année peut facilement devenir deux. Deux peuvent devenir trois. Et pendant ce temps, ton joueur reste loin, hors de ton contrôle, dans une ligue avec ses propres règles.

Le Canadien n’a aucun levier sur son contrat actuel.

Et ça, ça dérange.

Surtout dans un marché comme Montréal où chaque espoir devient rapidement une attente concrète. Les fans veulent voir, veulent projeter, veulent rêver. Zharovsky cochait toutes les cases pour devenir un projet excitant à court terme.

Là, tout est repoussé.

Et pendant que l’attente s’installe, une autre réalité commence à s’imposer.

Ce joueur-là, aussi talentueux soit-il, a encore du travail à faire. Beaucoup.

Sa vision du jeu est élite. Ses mains sont rapides. Son sens offensif saute aux yeux. Mais son jeu sans rondelle, sa constance physique et sa capacité à survivre dans des matchs serrés doivent encore évoluer.

La KHL va lui donner ça.

Du temps de glace. Des responsabilités. Des confrontations difficiles. Des situations où il n’aura pas le choix de s’adapter.

C’est exactement ce qu’il lui faut.

Mais à Montréal, on sait comment ça fonctionne.

La patience a ses limites.

Chaque mois loin de l’organisation nourrit les questions. Chaque saison de plus en Russie devient un sujet. Et plus le temps passe, plus la pression monte autour du joueur avant même son arrivée.

Zharovsky a le talent pour devenir un joueur important.

Mais pour l’instant, il est encore loin.

Et dans ce dossier, le vrai mot clé, ce n’est pas talent.

C’est attente.

À suivre...