Alerte transaction dans la LNH.
Samuel Girard prend le chemin de Pittsburgh alors que Brett Kulak devient un membre de l'Avalanche du Colorado.
Les Penguins reçoivent aussi un choix de 2e ronde.
So, per @RLavoieTVA...full deal is
— Elliotte Friedman (@FriedgeHNIC) February 24, 2026
PIT: Girard and a 2028 2nd
COL: Kulak https://t.co/S37ke41c3a
Le défenseur québécois quitte le Colorado après toute sa carrière passée à Denver jusqu'à maintenant.
Originaire de Roberval, Girard faisait partie du noyau depuis plusieurs saisons et a été un rouage important de la conquête de la Coupe Stanley en 2022.
Défenseur mobile et fiable dans les deux sens de la patinoire, il totalise 583 matchs en carrière dans la LNH. Cette saison, il avait inscrit 12 points en 40 rencontres, et fait remarquable : il n’a jamais raté les séries éliminatoires depuis son arrivée dans la ligue.
Du côté de Kulak, les derniers mois ressemblent à un véritable tourbillon. Après un séjour de plus de quatre saisons avec les Oilers d’Edmonton, il avait été envoyé à Pittsburgh en décembre dans une transaction impliquant notamment Stuart Skinner et Tristan Jarry.
À 32 ans, l’Albertain a livré un rendement honnête avec les Penguins : sept points en 25 matchs et un différentiel de +2, tout en apportant une stabilité défensive qui a aidé l’équipe à se replacer au classement depuis le temps des Fêtes.
On se souvient aussi que Kulak a porté l’uniforme des Canadiens de Montréal entre 2018 et 2022, participant notamment à la fameuse finale de la Coupe Stanley en 2021. Il est également passé par les Flames de Calgary plus tôt dans sa carrière.
Au-delà des chiffres et des morceaux échangés, cette transaction marque surtout la fin d’un chapitre profondément chargé pour Samuel Girard.
Le petit défenseur de Roberval quitte finalement l’organisation qui l’a vu grandir, mûrir… et traverser l’épreuve la plus sombre de sa vie.
Avec l’Avalanche du Colorado, Girard n’était pas qu’un simple joueur de soutien. Il faisait partie du noyau. Il a soulevé la Coupe Stanley en 2022. Il a donné des années de hockey honnête, mobile, responsable. Mais surtout, il a livré un combat invisible que très peu de joueurs ont le courage d’exposer publiquement.
On se souvient qu’en novembre 2023, Girard avait volontairement quitté l’équipe pour soigner des problèmes de santé mentale et de dépendance à l’alcool.
Une décision lourde, courageuse, prise loin des projecteurs. Dépression, anxiété, consommation pour anesthésier les pensées envahissantes…
Samuel Girard a touché le fond avant de remonter lentement, entouré de sa famille, dans un processus de sobriété qui a transformé sa vie autant que sa carrière.
Il est revenu au jeu. Il a repris sa place. Il a fait son travail. Mais à Denver, quelque chose était brisé.
Ce n’est pas une critique de son jeu. C’est une réalité humaine.
Parfois, un joueur a simplement besoin de changer d’air.
Et c’est exactement ce que lui offrent maintenant les Penguins de Pittsburgh.
Kyle Dubas aurait-il « volé » l’Avalanche?
Depuis l’annonce de l’échange, les réseaux sociaux sont en feu. Les partisans, les analystes, les insiders… tout le monde se pose la même question :
Comment Pittsburgh a pu mettre la main sur Samuel Girard ET un choix de deuxième ronde, en ne cédant que Brett Kulak?
Sam Girard, if his health and personal issues are behind him, has tremendous potential. Yes, he's 27, but...just when he was hitting his prime, he got buried behind Makar. And then the issues started to impact.
— Dobber (@DobberHockey) February 24, 2026
So after his 37 points, we never really got to see what the next…
Dans l’opinion publique, le verdict est brutal : Kyle Dubas aurait passé une petite vite à l’Avalanche.
Les commentaires s’accumulent. Plusieurs parlent carrément de « vol ». Girard est encore jeune, mobile, capable de jouer 20 minutes par match, avec une bague de la Coupe Stanley au doigt… pendant que Kulak est vu comme un défenseur surtout défensif, fiable, oui, mais sans plafond élevé.
If Sam Girard’s trade value had fallen that much then there was no point in trading him.
— Robin on the Avs 🇺🇦🇸🇪🇬🇱🇪🇺 (@AvsRobin) February 24, 2026
Actually taking another 2nd rounder from the almost empty bank of picks to clear as little as 2.25m cap and downgrade on D?
Awful.
Alors pourquoi ajouter un choix de deuxième ronde?
C’est là que ça devient intéressant.
Parce que ce trade n’est pas seulement une décision hockey.
C’est aussi une décision humaine… et financière.
Du côté du Colorado, la pression du plafond salarial est réelle. L’équipe devait bouger un contrat. Girard à 5 M$ par saison devenait la pièce la plus logique à sacrifier. Mais il y a plus que ça.
En coulisses, plusieurs sources avancent que l’Avalanche voulait aussi tourner la page complètement sur ce dossier sensible.
Pas parce que Girard, mais parce que l’organisation portait encore le poids de son retrait, de son combat personnel, et du risque toujours présent d’une rechute.
Aussi cruel que ça puisse paraître, dans une ligue aussi impitoyable que la LNH, les directions générales gèrent le risque avant l’émotion.
Et Samuel Girard représentait un risque.
Un risque humain. Un risque contractuel. Un risque médiatique.
Pittsburgh, de son côté, avait l’espace, le besoin… et la volonté de parier sur lui.
Pittsburgh mise sur l’homme autant que sur le joueur
Chez les Penguins, Girard arrive dans un environnement plus calme, moins exposé, loin de la pression québécoise et du cycle constant des rumeurs montréalaises. Il obtient un vrai nouveau départ. Une page blanche. Une occasion de se recentrer uniquement sur le hockey et sa stabilité personnelle.
Et ça, pour un joueur qui sort d’un tel cauchemar, ça vaut de l’or.
Oui, Brett Kulak va aider le Colorado immédiatement avec sa présence défensive. Oui, le choix de deuxième ronde fait mal à l’ego des partisans de l’Avalanche. Mais Pittsburgh, lui, mise sur le plafond à long terme de Girard et sur sa résilience.
C’est un pari sur un joueur qui a déjà gagné.
Un joueur qui a déjà chuté.
Et un joueur qui sait maintenant exactement ce que ça coûte de se relever.
Samuel Girard n’est pas juste un défenseur mobile de 5’10.
C’est un survivant.
Et parfois, dans la LNH moderne, un DG ne gagne pas un échange avec des statistiques.
Il le gagne en comprenant l’humain derrière le chandail.
Kyle Dubas vient peut-être de réussir ce coup-là.
Pendant que le Colorado, lui, a choisi la prudence.
Et Samuel Girard, au milieu de tout ça, attend maintenant que Pittsburgh devienne l’endroit où sa carrière, et sa vie, pourront enfin respirer.
