Une véritable bombe vient de tomber dans la division Atlantique.
Alors que l’horloge tourne et que la date limite approche pour profiter des règles de l’ancienne convention collective, les Sénateurs d’Ottawa sont sur le point de conclure une entente historique avec Drake Batherson.
Selon Elliotte Friedman, Ottawa et Batherson négocient actuellement un contrat de huit ans, et les deux parties se sont entendus sur les termes de l'entente, à quelques détails près.
Les chiffres sont complètement fous.
On parle d’un salaire annuel moyen qui se situe entre 10,5 et 11 millions de dollars par saison.
Mise à jour: le salaire exact sera de 10,75 M$ par année.
86 millions de dollars étalés sur 8 ans.
Batherson deviendra officiellement le joueur le mieux payé de toute l’histoire des Sénateurs d’Ottawa.
Ottawa est donc sur le point d’écrire une page importante de son histoire.
Il était minuit moins une.
La nouvelle convention collective va complètement modifier les règles entourant les contrats à long terme. À partir du 16 septembre à minuit, heure de l’Est, la durée maximale d’un contrat accordé à ses propres joueurs autonomes avec compensation passera de huit à sept ans. Pour un joueur qui signe avec une nouvelle équipe, le maximum passera de sept à six ans.
C’est précisément pour cette raison que les négociations se sont accélérées.
Les équipes et les joueurs savent très bien que cette fenêtre est en train de se refermer.
À partir de mercredi à minuit, les règles seront différentes.
Et Batherson pourrait donc être l’un des derniers gros joueurs de la LNH à profiter pleinement de l’ancien système.
Tout ça pour un joueur que le Canadien de Montréal surveillait de très près.
Il n’y a pas si longtemps, Batherson était considéré comme une cible potentielle pour Kent Hughes. Le Canadien avait de l’intérêt pour l’attaquant des Sénateurs et son profil correspondait parfaitement à ce que Montréal cherchait : un attaquant imposant, capable de produire offensivement et suffisamment expérimenté pour immédiatement jouer un rôle important dans un top-6.
Batherson vient de connaître la meilleure saison offensive de sa carrière avec 33 buts, 38 passes et 71 points en 79 matchs.
À 28 ans, il a finalement franchi le plateau des 30 buts et celui des 70 points.
Il n’est plus un projet.
Il n’est plus un jeune joueur qu’on espère voir exploser.
Il est devenu un attaquant établi.
Et Ottawa est maintenant prêt à lui donner une fortune pour s’assurer qu’il reste à la maison.
Le contrat de Batherson représentait justement une énorme occasion pour une équipe comme Montréal. Il gagnait moins de 5 millions de dollars cette saison et approchait du marché des joueurs autonomes sans compensation en 2027.
Le Canadien pouvait rêver, alors que Batherson était la cible principale de Kent Hughes et Jeff Gorton.
Mais Ottawa a décidé de sortir le chéquier.
Pour les Sens, c’est également une manière de démontrer que l’organisation croit réellement à sa fenêtre de compétition.
Les Sénateurs veulent participer aux séries et bâtir autour de leurs joueurs importants. Batherson fait clairement partie de cette structure.
Pour Montréal, cette situation démontre toutefois quelque chose de très important : les gros attaquants établis coûtent maintenant extrêmement cher.
Kirill Marchenko va coûter une fortune.
Dylan Larkin a toujours coûté une fortune.
Drake Batherson est maintenant sur le point de faire sauter la banque.
Le marché est en train de changer.
Les nouveaux contrats vont être plus courts.
Les possibilités de jouer avec la structure des salaires seront également plus limitées. L’écart maximal permis entre deux saisons consécutives passera de 25 % à 20 %, tandis que la saison la moins rémunérée d’un contrat ne pourra pas représenter moins de 71 % de la saison la mieux payée, comparativement à 60 % auparavant.
Les équipes qui veulent encore profiter des anciennes règles doivent donc agir immédiatement.
Ottawa est en train de le faire.
Et Batherson est le grand gagnant de cette course contre la montre.
Le Canadien, lui, doit regarder tout ça attentivement.
Mais à chaque fois qu’un joueur de qualité signe un contrat de 80, 90 ou 100 millions de dollars, le marché lui envoie un message très clair.
Si tu veux acheter un agent libre vedette un jour, prépare-toi à payer et oublie ta structure de sous-payés.
Drake Batherson est maintenant sur le point de devenir le joueur le mieux payé de l’histoire des Sénateurs.
Et pendant que Montréal cherche encore sa prochaine grosse acquisition, Ottawa vient peut-être de fermer définitivement une porte que Kent Hughes avait gardée entrouverte.
Quel dommage.
