Alerte autour d’Alexander Zharovsky : le mirage est terminé

Alerte autour d’Alexander Zharovsky : le mirage est terminé

Par André Soueidan le 2026-03-15

L’emballement est une spécialité montréalaise. Quelques buts, quelques séquences spectaculaires… et soudainement, la machine à espoir s’emballe comme si la prochaine supervedette mondiale venait d’apparaître.

Alexander Zharovsky vient peut-être de nous rappeler une vérité brutale.

La KHL n’est pas la LNH.

Depuis plusieurs mois, le jeune espoir du Canadien de Montréal alimentait les discussions. À 19 ans, le talent sautait aux yeux. Vision de jeu, mains rapides, instinct offensif… tout était là pour enflammer l’imaginaire des partisans.

Puis les comparaisons ont commencé.

On parlait déjà d’un phénomène. D’un futur joueur dominant. Certains allaient même jusqu’à mesurer son impact potentiel avec celui d’Ivan Demidov.

Et c’est exactement là que le mirage commence.

Parce que la réalité du hockey professionnel finit toujours par rattraper les illusions.

Au cours des dernières semaines, Zharovsky a frappé un mur. Huit matchs sans but. Huit matchs sans point. Une rétrogradation au quatrième trio du Salavat Yulaev d’Ufa.

Une chute brutale pour un joueur qui, quelques mois plus tôt, semblait intouchable.

Oui, il vient finalement de briser cette disette. Un but et une passe dans une victoire contre les Dragons de Shanghai. Une belle séquence orchestrée par le vétéran Evgeny Kuznetsov qui lui a servi une passe parfaite.

Mais ce réveil tardif ne change pas complètement le portrait.

Parce que le rythme a ralenti. Considérablement.

Après 57 matchs cette saison, Zharovsky affiche 15 buts et 40 points. Un total respectable… mais loin du rythme explosif qu’on imaginait à la mi-saison.

Et surtout, loin de ce que plusieurs partisans à Montréal espéraient déjà voir.

Parce que soyons honnêtes.

Dominer dans la KHL ne veut pas dire dominer dans la Ligue nationale.

On l’a vu l’an dernier avec Ivan Demidov. Lui aussi avait fait tourner les têtes. Lui aussi arrivait avec une réputation presque mythique.

Aujourd’hui, Demidov connaît une bonne saison dans la LNH. Plus de 50 points. Une place dans la conversation pour le trophée Calder.

Mais la domination absolue que certains imaginaient… elle n’est pas là.

Et c’est normal.

Parce que la LNH est une ligue d’un autre monde.

La vitesse. La structure. La robustesse. La pression constante.

Tout est amplifié.

Un joueur peut briller dans une ligue inférieure et se retrouver soudainement face à une réalité beaucoup plus exigeante.

C’est exactement ce que le parcours de Zharovsky commence à illustrer.

Et il y a peut-être une autre dimension à cette chute de régime.

La date limite des transactions.

Pendant des semaines, les rumeurs ont circulé autour du Canadien de Montréal. Kent Hughes travaillait sur un gros coup. On parlait d’un attaquant d’impact… peut-être Matthew Knies, peut-être Robert Thomas.

Dans les coulisses de la ligue, une chose circulait avec insistance.

Pour obtenir un joueur de ce calibre, le Canadien devait sacrifier un espoir important.

Et le nom de Zharovsky revenait régulièrement dans ces scénarios.

Évidemment, rien n’a été confirmé publiquement. Mais dans le monde du hockey, les rumeurs voyagent vite. Très vite.

Surtout en Russie.

Surtout quand un jeune joueur sait qu’il pourrait devenir une pièce dans une transaction majeure.

Coïncidence ou pas, c’est précisément à ce moment que la production de Zharovsky s’est effondrée.

Moins d’impact. Moins de confiance. Moins de temps de glace.

Une séquence qui ressemble à un joueur dont la tête est peut-être ailleurs.

Ou tout simplement à un jeune talent qui découvre que le chemin vers l’élite n’est jamais aussi simple qu’on le croit.

Parce qu’à Montréal, on adore croire aux miracles.

Un jeune joueur marque quelques buts en Europe… et immédiatement, on l’imagine comme la prochaine superstar de la LNH.

Mais la réalité est beaucoup plus dure.

Des joueurs comme Connor McDavid, Sidney Crosby ou Macklin Celebrini sont capables de prendre le contrôle d’un match à eux seuls.

Des joueurs comme Demidov… ou Zharovsky… ont besoin d’une structure, d’un entourage, d’un système pour maximiser leur talent.

Et ce n’est pas une critique.

C’est simplement la réalité du hockey.

Zharovsky demeure un espoir extrêmement intéressant pour le Canadien de Montréal. Son talent est réel. Sa vision du jeu aussi.

Mais l’emballement doit s’arrêter.

Parce que les dernières semaines viennent de rappeler une vérité essentielle.

Le chemin vers la LNH est brutal.

Et parfois, un mirage disparaît aussi vite qu’il est apparu.

Ouch…