Affront public à Montréal: Chris Kreider répond à Kent Hughes

Affront public à Montréal: Chris Kreider répond à Kent Hughes

David Garel
Le 2026-09-07

Le dossier Chris Kreider est devenu un affront public… pour Kent Hughes…

Selon les informations de RG Media, l’attaquant américain refuse tout simplement une transaction vers Montréal. Le Canadien aurait encore manifesté de l’intérêt lorsque les Ducks se sont retrouvés coincés sous le plafond salarial après avoir égalé l’offre hostile déposée pour Leo Carlsson, mais tout indique que Kreider ne veut rien savoir de venir porter l’uniforme bleu-blanc-rouge.

Honnêtement, on peut le comprendre.

Pendant des années, Chris Kreider est devenu l’un des joueurs les plus détestés par les partisans du Canadien. Son nom demeure associé à la blessure de Carey Price lors de la finale de l’Est en 2014, un événement qui continue encore aujourd’hui d’alimenter les débats à Montréal.

Pour Kreider, il était impossible d’imaginer un accueil chaleureux au Centre Bell. Et voilà que Carey Price doit être honoré le 10 novembre.

Imaginez seulement la scène. Chris Kreider sur la glace du Centre Bell, portant l’uniforme du Canadien de Montréal, au moment où l’organisation célèbre Carey Price. Pour plusieurs partisans, ce serait tout simplement horrible à avaler.

Dans ce contexte, autant pour le joueur que pour l’organisation, cette avenue n’avait probablement rien d’idéal.

Il y a aussi tout le côté humain qu’on oublie souvent.

Après la série de 2014, Chris Kreider est devenu l’un des joueurs les plus détestés de l’histoire récente du Canadien. Pendant des mois, il a été la cible d’une vague de haine sur les réseaux sociaux. Des insultes, des menaces et des messages d’une violence inouïe ont également touché son entourage, y compris sa conjointe.

À l’époque, l’hostilité était telle que certains journalistes de New York rapportaient même que les Rangers s’étaient questionnés sur les mesures de sécurité entourant leurs déplacements à Montréal.

Cette histoire a laissé des cicatrices.

Plus de douze ans plus tard, le nom de Chris Kreider provoque encore une réaction extrêmement négative chez une partie des partisans du Canadien.

Il est donc facile de comprendre pourquoi il a refusé une transaction vers Montréal.

Chaque fois qu’il toucherait la rondelle, une partie du Centre Bell lui rappellerait 2014.

Chaque erreur serait amplifiée.

Chaque mauvaise séquence ferait ressortir les vieux fantômes.

Et imaginez si Kreider connaissait une mauvaise saison à Montréal. Il se ferait ramasser de partout. Les partisans ne lui pardonneraient rien. L’histoire avec Carey Price ressortirait immédiatement.

Chris Kreider n’a rien oublié.

Montréal est bel et bien en tête de sa liste de 15 équipes où il refuse de se faire échanger.

Et pourtant, sur le plan hockey, Kreider aurait pu aider le Canadien. Voilà pourquoi Kent Hughes a tout tenté pour l’obtenir.

En panique après un été raté sur le marché des transactions, le DG du CH est désespéré.

Au point de faire les yeux doux au bourreau de Carey Price. Si Kreider avait débarqué à Montréal, on aurait pu se dire que Kent Hughes privilégiait l’équipe plutôt que les émotions du passé.

Mais le fait de se faire rejeter par l’ennemi public numéro un du Québec sportif est une honte publique sans précédent pour le DG du CH.

À 35 ans, Kreider demeure un joueur capable d’apporter une dimension que le Canadien ne possède pas nécessairement en abondance. Il peut marquer des buts. Il possède un gros gabarit. Il connaît les séries éliminatoires. Il a vécu des matchs importants. Il peut jouer devant le filet et représente encore une menace autour du but adverse.

La saison dernière, il a récolté 22 buts et 50 points en 75 matchs avec Anaheim.

Il suffit maintenant de regarder la situation à Anaheim pour comprendre pourquoi son nom pourrait circuler sur le marché.

Les Ducks sont plongés dans un véritable casse-tête salarial.

Cutter Gauthier demande toujours 15 à 16 M$ par année. Selon les informations qui circulent, les négociations auraient progressé, mais Elliotte Friedman aurait prévenu que le montant final pourrait être très élevé.

Anaheim possède une marge de manœuvre limitée sur sa masse salariale (à peine 9 M$).

Leo Carlsson et ses 18 M$ par année ont vraiment mis le DG Pat Verbeek dans le trouble.

Chris Kreider possède un impact salarial de 6,5 millions de dollars et son contrat arrive à échéance à la fin de la saison. Il deviendra joueur autonome sans compensation en 2027.

Sur papier, il représente donc le candidat logique pour une transaction.

Une fois Kreider écarté, les Ducks ont tenté de vendre Alex Killorn à Montréal.

Killorn connaît Martin St-Louis mieux que presque n’importe quel joueur de la LNH. Les deux hommes ont partagé le vestiaire du Lightning de Tampa Bay pendant deux saisons, entre 2012 et 2014.

À l’époque, St-Louis jouait déjà le rôle d’un véritable mentor. Killorn a souvent raconté que son ancien capitaine agissait comme un deuxième entraîneur, toujours prêt à décortiquer des séquences vidéo, à corriger les détails et à transmettre son immense compréhension du jeu.

Leur relation est demeurée excellente au fil des années.

Les Ducks ont tenté de jouer sur cette relation quand ils se sont retrouvés dans une situation financière extrêmement compliquée.

Mais la présence de Martin St-Louis derrière le banc n’a absolument pas changé la position du Canadien.

À 36 ans, avec une seule année restante à son contrat de 6,25 millions de dollars, il représente un boulet ridicule pour un joueur qui n’a pas dépassé le plateau des 37 points lors de chacune de ses trois dernières saisons.

Vancouver apparaîtrait d’ailleurs comme une destination beaucoup plus crédible pour accueillir Killorn selon les infos qui circulent sur le marché.

Kent Hughes aurait pris Chris Kreider les yeux fermés. Killorn, lui, est rejeté comme un moins que rien par le CH.

Kent Hughes préfère conserver de l’espace sous le plafond salarial afin d’être en mesure de profiter d’une véritable occasion durant la saison, lorsque certaines équipes seront forcées de vendre ou de réduire leur masse salariale.

Avec sa banque d’espoirs et ses choix au repêchage, sans oublier des joueurs comme Kirby Dach et plusieurs défenseurs gauchers qui pourraient éventuellement servir de monnaie d’échange (Arber Xhekaj, Adam Engström, Jayden Struble), Montréal croit être beaucoup mieux placé pour frapper un gros coup (Kirill Marchenko, Dylan Larkin) au bon moment plutôt que de se précipiter sur un vétéran dont le meilleur hockey est derrière lui.

Reste que Kent Hughes aurait été prêt à jeter son espace sur sa masse… aux poubelles… pour celui qui a brisé la carrière de Carey Price.

Après toutes les insultes, toute la haine et toutes les années de rancune accumulées, le DG du CH ne pensait pas qu’il était préférable pour tout le monde qu’il reste loin du Centre Bell.

Oui, Kent Hughes est désespéré… et rejeté devant tout le monde…