Acquisition d'un rouleau compresseur russe: Montréal frappe un coup de circuit

Acquisition d'un rouleau compresseur russe: Montréal frappe un coup de circuit

David Garel
Le 2026-06-26

Le Canadien de Montréal vient de frapper un coup de circuit en Russe.

Au 26e rang du repêchage (après s'être devancé au repêchage en transigeant avec les Golden Knights de Vegas), le Tricolore a sélectionné Gleb Pugachyov, un imposant attaquant russe qui fait déjà saliver plusieurs recruteurs. Son profil est tout sauf ordinaire.

À 6 pieds 3 pouces et près de 200 livres, Pugachyov est décrit par plusieurs comme un véritable train.

Une source en Russie l’a résumé en une seule expression : « C’est un rouleau compresseur. »

Ce n’est pas un joueur qui contourne les contacts.

Il les provoque.

Il distribue des mises en échec, protège la rondelle avec autorité, gagne ses batailles le long des rampes et impose sa présence dès qu’il saute sur la glace.

Ce genre de profil devient de plus en plus recherché dans une LNH où les séries éliminatoires se gagnent avec des joueurs capables de jouer un hockey lourd.

Son passage dans la KHL avec le "Nizhny Novgorod Torpedo" a également retenu l’attention. Malgré un temps de jeu limité, Nick Boborv a aimé son adaptation contre des hommes. Il n’a pas du tout été intimidé par le niveau de compétition et il a démontré qu’il pouvait déjà utiliser son physique contre des joueurs professionnels.

Le Canadien le suivait depuis longtemps.

L’organisation a rencontré Pugachyov au camp Gold Star, en Floride. Les dirigeants avaient donc eu l’occasion de discuter avec lui bien avant le repêchage et d’apprendre à mieux connaître sa personnalité.

Son agent, Dan Milstein, est l'agent d'Ivan Demidov et Alexander Zharovsky.

La seule déception? Il est signé dans la KHL pour encore deux ans.

Ce choix s’inscrit aussi dans une tendance très claire.

Depuis l’arrivée de Kent Hughes et de Jeff Gorton, le Canadien cherche constamment à ajouter davantage de robustesse sans sacrifier le talent.

Après avoir repêché Ivan Demidov, puis ajouté plusieurs jeunes joueurs offensifs au fil des dernières années, Montréal continue maintenant d’ajouter du poids, de la puissance et du caractère à son bassin d’espoirs.

Impossible de ne pas penser à tout ce qui se passe également autour de Kirill Marchenko.

Le Canadien multiplie les démarches pour tenter d’ajouter un autre attaquant russe d’impact à son organisation. Frank Seravalli a même révélé que Montréal avait déposé une offre « massive » aux Blue Jackets, alors que Kevin Weekes affirme maintenant que Marchenko ne souhaite pas signer une prolongation de contrat à Columbus.

L’arrivée de Pugachyov a-t-il un lien direct avec ce dossier?

Veut-on créer une clique russe?

Mais une chose saute aux yeux.

Le Canadien continue de renforcer sa filière russe.

Après Demidov et Zharovsky, voilà maintenant un autre jeune Russe qui débarque dans l’organisation.

Et il ne faut pas oublier le gardien Yevgeni Volokhin et le défenseur Bodgan Konyushkov qui appartiennent au CH, eux qui évoluent toujours dans la KHL. On parle de solides espoirs.

Oui, bientôt on ne s'appellera plus les Canadiens. On va se nommer... les Russes de Montréal...

Lorsqu’on regarde le style de jeu de Gleb Pugachyov,, plusieurs partisans risquent rapidement de tomber en amour avec lui.

Le talent attire les foules.

La robustesse fait gagner des séries.

Si Gleb Pugachyov atteint son plein potentiel, le Canadien vient peut-être de mettre la main sur un attaquant capable d’apporter exactement cette dimension qui manque encore à l’organisation.

Plus on décortique le profil de Gleb Pugachyov, plus on comprend pourquoi le Canadien a sacrifié un choix de 3e ronde pour s'avance de deux rangs.

Sinon, Philadelphie l'aurait sélectionné au 27e rang.

Les statistiques ne racontent pas toute l’histoire. Si quelqu’un regarde simplement sa fiche de deux buts et une passe en 13 matchs dans la KHL, il passe complètement à côté du joueur. Les recruteurs, eux, regardent tout le reste. Et c’est justement là que Pugachyov devient un espoir très différent de la majorité des attaquants de cette cuvée.

À 6 pieds 3 pouces et près de 200 livres, il possède déjà le physique d’un joueur de la LNH. Pourtant, son plus grand atout n’est même pas son gabarit. C’est son coup de patin.

Plusieurs recruteurs considèrent qu’il fait partie des meilleurs patineurs de tout le repêchage en ligne droite. Pour un joueur de cette taille, sa vitesse est carrément impressionnante.

Il couvre énormément de glace avec de longues enjambées puissantes, arrive le premier sur les rondelles libres et exerce constamment une pression énorme sur les défenseurs adverses.

C’est précisément cette combinaison qui fait rêver les organisations de la LNH.

Un attaquant de près de 200 livres qui patine comme le vent, il n’y en a pas beaucoup.

Et lorsqu’il arrive au contact, il ne ralentit jamais.

Pugachyov adore jouer physique. Les mises en échec ne servent pas seulement à terminer une présence; elles font partie de son identité. Il frappe pour faire mal, il frappe pour récupérer la rondelle et il frappe pour user l’adversaire pendant soixante minutes. Plusieurs recruteurs le considèrent comme l’attaquant le plus intimidant de toute cette cuvée.

Une source russe l’a même résumé en deux mots : « un mur méchant. ».

Cette description revient constamment dans les rapports de dépistage.

Son moteur est pratiquement inépuisable. Il fonce sur chaque rondelle libre, gagne une quantité impressionnante de batailles dans les coins de patinoire et accepte sans hésiter de payer le prix devant le filet. Son éthique de travail est probablement l’une des plus élevées de tout le repêchage.

Il ne sera probablement jamais un joueur de 90 points.

Les recruteurs sont assez unanimes là-dessus.

Son intelligence offensive et sa créativité sont jugées bonnes, sans être exceptionnelles. Il ne sera pas celui qui transportera un trio à lui seul ni celui qui distribuera cinquante passes par saison.

Son jeu de passes demeure l’aspect qui demande le plus de développement. Il doit apprendre à voir ses options plus rapidement et à créer davantage pour ses coéquipiers.

Mais ce n’est pas ce que le Canadien lui demandera.

Montréal possède déjà des créateurs de jeu.

Ivan Demidov.

Nick Suzuki.

Lane Hutson.

Ce dont cette équipe avait besoin, c’était d’un joueur capable de récupérer les rondelles, de créer de l’espace, d’imposer un rythme infernal et de permettre aux joueurs plus talentueux d’exploiter leur créativité.

C’est exactement le rôle dans lequel Pugachyov peut devenir extrêmement précieux.

Les comparaisons qui reviennent le plus souvent sont celles de Yakov Trenin, avec peut-être un potentiel offensif légèrement supérieur si son développement se poursuit comme prévu.

Un ailier de puissance moderne qui peut jouer dans un top-9, tuer des pénalités, protéger une avance et transformer complètement l’énergie d’un match grâce à son intensité.

Son parcours cette saison est également très révélateur.

Il n’a pas seulement dominé dans le hockey junior russe.

Il a obtenu des matchs dans la VHL et surtout dans la KHL, la deuxième meilleure ligue au monde derrière la LNH. Malgré un rôle limité, il a inscrit deux buts et une passe en 13 rencontres, tout en affichant un différentiel de +7 contre des hommes. Les entraîneurs lui faisaient déjà confiance en désavantage numérique, un privilège rarement accordé à un joueur de son âge.

Cette progression rapide explique pourquoi plusieurs recruteurs le voyaient beaucoup plus haut que le consensus.

Certains le plaçaient même dans leur top-20, convaincus que son profil correspond parfaitement au hockey des séries éliminatoires.

Lorsque les espaces disparaissent et que les matchs deviennent physiques, les joueurs de ce genre prennent énormément de valeur.

Le Canadien n’a peut-être pas repêché le joueur le plus spectaculaire de cette cuvée.

Mais il a probablement sélectionné l’un des plus difficiles à affronter.

Et lorsqu’on regarde la façon dont Kent Hughes et Jeff Gorton bâtissent tranquillement leur équipe autour d’Ivan Demidov, on comprend rapidement pourquoi Gleb Pugachyov cochait autant de cases sur leur liste.

Le talent fait lever les foules.

Les rouleaux compresseurs font gagner des séries. Seulement dommage qu'il faudra l'attendre deux ans...minimum...

Difficile de briser son contrat dans la KHL...