Accusations de tricher: Chris Chelios place Tage Thompson dans l'eau chaude

Accusations de tricher: Chris Chelios place Tage Thompson dans l'eau chaude

Par David Garel le 2026-05-16

Avant même le match numéro six, une drôle d’histoire recommence à tourner autour de Tage Thompson. Et disons qu’au moment où Buffalo arrive au Centre Bell avec le dos complètement au mur, le timing n’est pas idéal.

Déjà traité de plongeur après le match numéro cinq, déjà ciblé pour certaines séquences jugées théâtrales, déjà au centre d’un débat sur la courbe de sa palette que plusieurs trouvent franchement limite...

Voilà qu’un vieux fantôme de Buffalo refait surface.

La fameuse histoire de la porte de Zamboni.

Ouch. Le but bizarre du match numéro quatre ne paraît plus aussi banal.

Tout le monde se souvient de cette séquence. Une rondelle envoyée en fond de territoire, un bond complètement absurde, une déviation imprévisible dans ce coin de patinoire qui semblait posséder sa propre personnalité.

Jakub Dobeš pris à contre-pied. Tage Thompson qui profite de cette (mal)chance). Un filet qui change complètement le rythme du match.

À Montréal, cette porte fait déjà jaser depuis longtemps.

On connaît le problème. On l’a vu encore et encore. Cette fameuse baie vitrée près de la sortie de Zamboni qui crée parfois des bonds impossibles à lire. Même Martin St-Louis l’avait reconnu après le match en admettant que le sujet est connu à l’interne.

“Oui, on en parle.”

Le problème existe.

Les joueurs le savent.

Les entraîneurs le savent.

Et aujourd'hui, une vieille anecdote racontée par Chris Chelios vient jeter encore plus d’huile sur le feu.

L’ancien défenseur a raconté qu’à Buffalo, il y aurait déjà eu un employé responsable de la Zamboni qui laissait volontairement une porte légèrement entrouverte du côté de l’équipe visiteuse afin de provoquer des bonds étranges favorisant les Sabres.

Une histoire qui paraît presque trop folle pour être vraie… jusqu’à ce qu’on repense au but de Thompson.

Évidemment, personne ne dit que quoi que ce soit de semblable se produit aujourd’hui. Personne ne prétend qu’il y a une conspiration de porte mal fermée au Centre Bell.

Mais le parallèle est savoureux.

Surtout quand c’est Tage Thompson qui se retrouve encore au centre du débat.

Le même Thompson dont la palette fait déjà énormément jaser.

Depuis 48 heures, des captures d’écran circulent partout. Des ralentis. Des gros plans. À Sportsnet, certains ont même discuté publiquement de la courbe prononcée de sa palette, au point où des partisans commencent à faire un parallèle avec Marty McSorley en 1993.

Un bâton trop courbé?

Une palette qui frôle la limite?

Encore une fois, personne n’accuse officiellement Thompson de contourner les règles.

Mais dans une série où Lindy Ruff a passé son temps à parler d’embellishment, à insinuer que les joueurs des Canadiens de Montréal cherchaient des appels et embellissaient les contacts, disons que le boomerang revient vite.

Tout à coup, ce sont les Sabres qui passent sous la loupe.

Il fallait juste un vieux récit presque mythique impliquant des rebonds favorables et une porte de Zamboni pour mettre de l'huile sur le feu avant le match crucial de ce soir.

Buffalo débarque au Centre Bell pour un match de survie dans un amphithéâtre qui va être complètement en feu.

Si tu penses une seule seconde que les partisans montréalais n’ont pas vu circuler tout ça sur les réseaux sociaux depuis deux jours… bonne chance.

Le pauvre Thompson risque d’entendre parler de lui dès la première présence.

Il est dans l'eau chaude...