42 millions de dollars: Zachary Bolduc tombe de haut

42 millions de dollars: Zachary Bolduc tombe de haut

David Garel
Le 2026-06-03

Zachary Bolduc vient de recevoir une leçon extrêmement coûteuse.

Pendant des mois, certains observateurs regardaient les projections d’AFP Analytics et parlaient d’un contrat de sept ans évalué à plus de 42 millions de dollars.

On évoquait un salaire annuel dépassant les six millions. On présentait Bolduc comme un futur membre du noyau offensif du Canadien de Montréal.

Aujourd’hui, cette projection ressemble davantage à un souvenir ridicule qu’à une réalité.

La vérité est beaucoup plus dure.

Depuis son arrivée à Montréal, Zachary Bolduc a perdu pratiquement tout son pouvoir de négociation.

Les chiffres sont impitoyables.

Douze maigres buts.

Trente maigres points.

3 buts en 19 matchs rencontres éliminatoires. (7 points)

Du temps de jeu qui frisaient parfois les 7-8 minutes par match.

Ce ne sont pas les statistiques d’un joueur qui s’apprête à signer un contrat de 42 millions de dollars. Ce sont les statistiques d’un joueur de soutien.

Ou plutôt... d'un plombier...

Ce sont les statistiques d’un hockeyeur qui peut aider une équipe, mais certainement pas d’un attaquant qui va faire sauter la banque.

Le plus triste dans toute cette histoire, c’est qu’il aurait probablement eu beaucoup plus de levier à Saint-Louis.

Avec les Blues, Bolduc évoluait dans un environnement offensif qui mettait ses qualités en valeur. Il profitait de situations favorables. Il obtenait davantage de responsabilités offensives. Il jouait avec des créateurs capables d’alimenter son tir.

Imaginez. Il évoulait avec Robert Thomas sur la première unité d'avantage numérique.

À Montréal, la réalité a été complètement différente. Martin St-Louis n'a jamais voulu le faire jouer avec Ivan Demidov. Son offensive s’est évaporée vu qu'il jouait avec les Kirby Dach et autres plombiers de ce monde.

Sa production a plafonné au point d'être parfois écarté de l'alignement en saison régulière.

Et son prochain contrat a fondu en même temps. Les agents adorent parler de potentiel. Surtout Pat Brisson, le requin qui represente Bolduc,

Les directeurs généraux, eux, paient pour la production. Surtout Kent Hughes qui est le DG le plus "cheap" de la LNH.

Hughes ne négociera pas avec le Zachary Bolduc rêvé par AFP Analytics.

Il va négocier avec le Zachary Bolduc qui a terminé la saison avec 30 points en 78 matchs.

Ouch, On parle d'une différence qui se chiffre en dizaines de millions de dollars.

Le calcul est simple.

Un joueur qui produit entre 50 et 70 points annuellement peut aspirer à six ou sept millions par saison sur un premier contrat à long terme après son contrat d'entrée.

Un joueur qui termine avec 30 points et un rôle de troisième trio se retrouve généralement dans la catégorie des contrats ponts.

Deux ans.

Entre 2,5 et 3,5 millions de dollars par saison.

À moins que Bolduc accepte de signer pour 4 M$ par année sur 8 ans.

Même les séries éliminatoires n’ont pas changé le portrait. Oui, Bolduc a marqué quelques buts importants. Oui, il a travaillé fort. Mais trois buts en dix-neuf matchs ne transforment pas un joueur de soutien en vedette offensive.

Le pire pour le clan Bolduc, c’est que le Canadien possède maintenant presque toutes les cartes.

Pour le portefeuille de Zachary Bolduc, c’est une chute brutale vers la réalité.