Le rêve est en train de se réaliser sous les yeux de Geoff Molson.
Lane Hutson, à seulement 21 ans, est en voie de remporter le trophée Calder, de battre le record de passes pour un défenseur recrue dans la LNH, et de terminer sa première saison avec près de 70 points.
Un rêve sportif, oui. Un miracle pour les partisans du Canadien.
Mais pour le propriétaire du CH? Un cauchemar financier d’une ampleur que personne n’avait anticipée.
10 millions? Oubliez ça.
Ce que Kent Hughes espérait encore possible il y a un mois à peine – un contrat de 8 ans à 10 M$ par saison – vient d’exploser en plein vol.
À la lumière des dernières performances de Hutson, des prédictions de victoire au Calder et – plus récemment – de sa potentielle nomination au trophée Norris, les négociations à venir prendront une tout autre dimension.
Il ne s’agit plus de 10. C’est maintenant 11. Voire 11,5 M$ par saison sur 8 ans.
Et si Hutson termine finaliste au Norris dans sa première saison complète, ce contrat-là deviendra un des plus dispendieux de l’histoire du Canadien.
Seul Carey Price a déjà touché 10,5 M$ par saison.
Hutson pourrait le dépasser.
Un joueur irrésistible, sur tous les plans.
Depuis février, Lane Hutson est le deuxième défenseur le plus productif de la LNH, avec 21 points. Devant lui? Seulement Cale Makar.
Et sur l’ensemble de la saison, Hutson est maintenant 4e chez les défenseurs, derrière Makar, Werenski et Quinn Hughes.
Oui, il a un différentiel négatif. Oui, il est petit.
Mais personne n’est capable de nier l’impact colossal qu’il a sur le jeu du CH.
Il joue en moyenne plus de 23 minutes par match.
Il dirige l’avantage numérique.
Il crée des chances à chaque présence.
Il domine la transition comme aucun autre défenseur du CH depuis… peut-être jamais.
Et dans le vestiaire, ses coéquipiers ne tarissent pas d’éloges. Jake Evans le considère comme un des meilleurs défenseurs de la ligue.
Samuel Montembeault souligne son intelligence, sa vision et sa capacité à éviter les mises en échec.
Mike Matheson, qui pourrait se sentir éclipsé, avoue être encore « impressionné » par son partenaire chaque soir.
Même David Savard, vétéran réputé pour son honnêteté, a osé dire qu’il devrait être considéré pour le trophée Norris.
Le cash, c’est le cash… et ça vient de Molson
Kent Hughes, en bon stratège, croyait pouvoir manœuvrer habilement.
Offrir un contrat à long terme à rabais, à l’image de ce qu’il avait réussi avec Suzuki, Caufield et Slafkovsky.
Mais cette fois, il n’a plus aucun levier. Ce n’est plus une négociation. C’est une obligation.
Parce que si tu veux garder un défenseur élite, un joueur générationnel, un phénomène de 5 pi 9 po capable de tenir tête à Cale Makar,
il faut payer.
Et Geoff Molson, qu’on dit davantage préoccupé par l’objectif des séries que par l’état de ses finances, va devoir l’accepter.
Parce que le cash… c’est le cash.
Et les 88 à 92 millions de dollars que demandera Sean Coffey, l’agent de Hutson, ne viendront pas d’un fonds imaginaire.
Ils viendront directement du portefeuille du propriétaire.
Lane Hutson est en train de redéfinir les standards pour une recrue défensive.
S’il remporte le Calder, il entrera dans la légende aux côtés de Ken Dryden. S’il est finaliste pour le Norris, il fera exploser tous les cadres de référence.
Et s’il poursuit sur cette lancée… il deviendra le joueur le mieux payé de l’histoire du CH.
Geoff Molson espérait que ce serait le retour des séries qui marquerait 2025.
Mais il devra plutôt composer avec le plus gros contrat jamais octroyé à un défenseur à Montréal.
Et il n’a pas le choix. Parce que si tu veux garder Lane Hutson…tu paies, ou tu perds.
Dans le vestiaire du Canadien de Montréal, personne ne remet ça en question. Les échos sont clairs, unanimes, puissants : Lane Hutson est déjà un pilier. Pas en devenir. Pas dans deux ans. Maintenant.
Un respect immédiat, sans hiérarchie.
Dans une ligue où les recrues doivent habituellement faire leurs preuves pendant plusieurs saisons avant d’être respectées par les vétérans, Lane Hutson a inversé la dynamique.
C’est lui, désormais, qui dicte le rythme. C’est lui qu’on écoute, qu’on observe, qu’on célèbre dans les moments clés.
Jake Evans, pourtant l’un des joueurs les plus posés et lucides de l’équipe, l’a dit sans détour :
« C’est un des meilleurs défenseurs de la Ligue nationale. »
David Savard, qui a affronté les plus gros noms de la ligue depuis plus d’une décennie, lui donne déjà sa place parmi les grands :
« Il est capable de jouer contre les meilleurs trios… Je ne vois pas pourquoi son nom ne sortirait pas pour le Norris. »
Samuel Montembeault, qui dépend directement de la qualité de ses défenseurs, a exprimé la réalité avec une précision chirurgicale :
« Juste dans nos deux derniers matchs, il a participé à tous nos buts… On est plus souvent en contrôle quand il est là. »
Mike Matheson, qui s'est fait tasser par Hutson, le regarde comme un égal… et presque comme un phénomène.
« Je suis encore impressionné par ce qu’il fait, c’est incroyable. »
Un joueur aimé, humble, mais irremplaçable
Ce qui frappe encore plus? Personne ne semble jaloux.
Personne n’essaie de minimiser son ascension.
Même les gars qui perdent du temps de glace à cause de lui s’inclinent. Parce qu’ils savent que ce qu’ils voient n’est pas normal.
Lane Hutson, malgré son gabarit, malgré son absence d’expérience, malgré son calme presque enfantin, a déjà gagné le vestiaire.
Il ne parle pas fort. Il ne fait pas de vagues. Mais il commande le respect. Et ça, dans un vestiaire professionnel, ça vaut de l’or.
Conclusion : l’équipe le sait, le vestiaire le sait, et maintenant… Molson doit payer.
Le Canadien sait exactement ce qu’il a entre les mains. Un défenseur qui transforme la sortie de zone. Un "quarterback" de l’avantage numérique. Un artiste de la relance. Un leader en devenir… à 21 ans.
Et tous les gars autour de lui le savent aussi. Ils ne veulent pas le perdre. Ils ne veulent pas le voir frustré par une offre sous-évaluée. Ils ne veulent pas d’un autre dossier qui traîne et qui mine le moral du groupe.
Kent Hughes est pris. Il n’a plus de levier. Geoff Molson est piégé. Il n’a plus de marge.
Parce que dans ce vestiaire, dans cette organisation, dans cette ville, tout le monde sait que Lane Hutson n’est pas un joueur parmi d’autres.
C’est le défenseur d’une génération. Et dans cette génération-là, le talent ne se négocie pas à rabais.